Les suggestions du cyber-sommelier pour l'été 2007

 

Les rouges

Après les blancs et les rosés voici le troisième volet de la série. Que ce soit lors d’un pique-nique sur l’herbe ou sur la terrasse autour d’un BBQ, vous trouverez sûrement un rouge qui fera l’affaire dans la sélection qui suit. Bon été et bonnes dégustations!

 

Argentine :

Malbec, fût de chêne, Trapiche, Lujan de Cuyo, 2005, 13,85 $

Cet incontournable Malbec argentin à la structure tannique imposante est toujours, année après année, une belle réussite. Son séjour en fût de chêne lui a apporté des notes de vanille et de bois neuf, mais ce trait de caractère n’empêche pas le fruit de s’exprimer et les arômes de fruits rouges et noirs sont aisément détectables. Fera un excellent compagnon avec un bifteck de bœuf cuit sur le gril.

Malbec/corvina, Passo Doble, Masi, Tupungato, 2005, 16,90 $

La célèbre maison vénitienne Masi nous offre un assemblage mi-argentin mi-vénitien élaboré selon la méthode ripasso. Ça donne un vin juteux, riche et gourmand surtout marqué par les fruits confits comme la fraise et la framboise. À boire avec des cannellonis farcis au veau et sauce milanaise.

Australie :

Grenache, Yalumba, Bush Vine, Barossa, 2006, 19,75 $

J’aime bien ce vin capiteux qui ne prend aucun détour pour nous en mettre plein la bouche. La bouche est juteuse et les notes d’épices s’allient aux fruits confits comme la prune, la fraise et la framboise pour former un tout vraiment riche et savoureux. À boire avec un médaillon de bison accompagné d’une sauce onctueuse aux fruits des champs.

Shiraz/Viognier, Yalumba, Barossa, 2004, 20,65 $

Un pastiche de Côte-Rôtie qui, même s’il n’arrive pas à la cheville de celui-ci, a le mérite d’être offert à la moitié sinon le tiers du prix des vins de cette appellation mythique. Nous avons affaire à un vin assez concentré, avec des parfums d’épices, de prune et de framboise. La finale dévoile des arômes de cuir et de vanille. À boire avec une longe d’agneau ou un filet mignon de bœuf.

Shiraz, Wynns, Coonawarra, 2005, 20,95 $

Le Shiraz, version Nouveau Monde de la Syrah, a trouvé un terroir de prédilection en terres australes et en voici un bel exemple. C’est un vin charmeur, un brin racoleur, mais avec de la personnalité et de la gueule. On y retrouve des nuances de framboise, de mûre et de fraise avec en trame de fond des notes de bois, d’épices et de vanille. À boire avec un mignon de cerf rouge accompagné d’une demi-glace au cassis.

Chili :

Cabernet-Sauvignon, Carmen, Valle central, 2005, 13,15 $

Un des meilleurs rapports qualité-prix. Ce vin issu de l’agriculture biologique est typiquement chilien avec des arômes de fruits rouges, de mûre et de cuir accompagnés d’un boisé présent. Il est doté d’une bonne charpente tannique et fera un malheur autour d’un repas constitué de parrillas (grillades).

Cabernet-Sauvignon, Luis Felipe Edwards Reserva, Colchagua, 2004, 16,75 $

Je l’avoue, j’ai un petit faible pour ce vin et cette maison chilienne. Costaud, robuste, mais avec de la finesse, de la personnalité et de la complexité aromatique. Le nez dégage des parfums de cassis, de mûre, de poivron vert, de réglisse noire et de violette sur un fond boisé. La trame tannique est touffue et bien solide, mais sans lourdeur. À boire avec un filet mignon sauce au bleu ou avec des côtelettes d’agneau.

Espagne :

Cariñena, Garnacha, Castillo de Monseran, 2005, 8,95 $

J’aime me faire surprendre et je le fus avec ce vin bien fait, juteux, avec des arômes de cerise et de fraise. Un vin souple et charpenté à la fois. Le genre de vin que seuls les espagnols réussissent à nous livrer à un prix aussi dérisoire. Servir avec un calderata (ragoût de viande).

Cariñena, Tempranillo/Garnacha, Duque de Medina, 2002, 9,85 $

Un assemblage à l’espagnol tout à fait délicieux pour le prix. Bien charpenté, c’est un vin arborant des parfums de cerise, de fraise et de cuir avec une touche d’épices. À servir avec une pælla de chorizo entre autres choses.

Costers-del-Segre, Tempranillo/Syrah, Raimat, 2004, 13,85 $

Une prouesse selon moi que ce vin à base de Tempranillo et de Syrah. J’ai souvent fait l’expérience de servir ce vin à l’anonyme et à chaque fois, il confond les dégustateurs. Sans être explosif, il offre un bouquet complexe, tout en nuances avec des arômes de cerise noire, de fraise, de café et de cuir. À servir avec des plats moyennement relevés comme une poitrine de volaille farcie au jambon de parme et gruyère légèrement enrobée d’une chapelure et servie avec un riz aux tomates et olives noires.

Cariñena, Monasterio de Las Viñas, Reserva, 2000, 15,05 $

C’est toujours avec un plaisir renouvelé que je goûte ce vin. Fait à base de Grenache noir, de Tempranillo et de Mazuelo, il sent bon et goûte bon la cerise rouge et la fraise pour s’achever sur des arômes légèrement boisés. Il offre des tannins souples, mais présents. Un bon vin de tous les jours qui sera à sa place s’il est servi avec des plats comme une blanquette de veau, un carré de porc ou un bœuf aux carottes.

Rioja, Crianza, Montecillo, 2002, 17,20 $

Voilà un de mes coups de cœur en ce qui concerne les vins se situant dans cette gamme de prix. Il offre un joli bouquet d’arômes où se mêlent des notes de bois, de fumée et de vanille tout en laissant beaucoup de place au fruit, particulièrement la cerise et la fraise. La bouche est ample et structurée avec une trame tannique bien constituée. À boire avec des viandes rouges grillées assis sur une terrasse au soleil.

Penedès, Cabernet-Sauvignon, Gran Coronas, Torres, 2003, 19,95 $

Incontournable rouge du producteur Catalan Miguel Torres. C’est un vin structuré et puissant qui offre un bouquet imposant de fruits noirs, de cuir, d’épices, de réglisse noire et de café. Il sera à sa place autant dans les petites occasions que les grands dîners d’anniversaires. À boire avec une viande rouge grillée comme une côte de cerf.

États-Unis :

Zinfandel, Woodbridge, Robert Mondavi, Californie, 2005, 14,80 $

Difficile de trouver meilleur Zinfandel à ce prix. C’est un vin ample, souple avec des tannins bien enveloppés. On y retrouve des arômes d’épices, de fruits rouges confits et de moka sur un fond boisé bien présent, mais sans jamais prendre le dessus sur l’assemblage. À servir avec un confit de canard ou une brochette de bœuf au poivre vert.

Merlot, Fetzer, Valley Oaks, Californie, 2005, 16,85 $

J’affectionne particulièrement les vins de cette maison californienne. On a ici un Merlot où les arômes de fraise, de framboise et de cerise noire coexistent en harmonie avec les notes de bois et de fumée. Il offre une bouche ample, structurée avec des tannins souples, mais présents. À boire avec un rôti de bœuf au jus ou des parrillas.

Cabernet-sauvignon, Fetzer, Valley Oaks, Californie, 2005, 17,95 $

Voici un Cabernet-Sauvignon tout en fruits marqué surtout par des arômes de framboise fraîche. C’est un vin structuré, gourmand, avec des tannins souples et fondus. À prendre avec une viande rouge comme une longe de cerf aux baies des champs.

Big House Red, Ca'del Solo, Californie, 2004, 18,30 $

Voici un vin qui ne prend pas de détour pour nous charmer. Il est ample, charnu et structuré. Les notes d’épices, de cuir, de fruits noirs et rouges se côtoient pour former un tout agréablement savoureux. À boire avec des grillades ou un steak au poivre.

Pastiche, Joseph Phelps, vin du mistral, Californie, 2005, 19,60 $

Cette copie conforme des assemblages rhodaniens est un vin charnu, plein de fruits, avec une touche poivrée et florale sur un boisé discret, mais présent. Il offre de beaux tannins souples et bien constitués. À boire avec des côtelettes de porc accompagnées d’un riz aux tomates et aux olives noires.

Zinfandel, Ravenswood, Vintners Blend, Californie, 2004, 19,80 $

Voici un de mes coups de coeur de l’année. Le nez, autant que la bouche, est marqué par des parfums de fraise confite, de framboise et de prune qui s’allient aux notes de cacao et de cannelle. La bouche est ronde et festive. Il fait un malheur chez moi lorsque je l’associe aux côtes levées de porc à la sauce barbecue. Fera aussi un bon compagnon pour un confit de canard.

Syrah, Liberty School, Californie, 2004, 20,10 $

Voici une de mes belles surprises de l’année. J’y allais à reculons, et ce, pour plusieurs raisons que je tairai, mais je fus tout à fait séduit. Séduit surtout par sa matière et sa concentration. Nous sommes loin des Syrah un peu bonbon qui pullulent dans le Nouveau Monde. Il est riche et savoureux, marqué par les fruits rouges et noirs confits, les épices et la vanille avec comme trame de fond, un boisé présent et bien intégré. À boire avec un steak de bison ou un carré de porc à la cajun.

Cabernet-Sauvignon, Reserve, Kendall-Jackson, Californie, 2004, 21,75 $

Je n’ai jamais été déçu par ce vin expressif et juteux à souhait, marqué par des arômes de prune et de framboise auxquels s’associent des notes de vanille sur fond boisé. Les tannins sont solides, légèrement asséchants à cause de la jeunesse du vin, mais sans lourdeur et la bouche est toute en fruits. À boire avec une viande rouge comme de l’autruche ou du bison.

Pinot Noir, Garnet, Saintsbury, Carneros, Californie, 2005, 22,50 $

Un Pinot Noir expressif, tout en fruits, marqué par des arômes de petits fruits rouges comme la fraise des champs, la griotte et la cerise. C’est un vin charmeur et accessible avec des tannins soyeux. À boire avec un thon rouge, un filet de porc ou une volaille rôtie.

Icon, Sonoma county, Californie, 2003, 24,70 $

Voici un vin à base de Syrah très bien fait, charmeur sans être racoleur, puissant et souple à la fois qui dégage des arômes de prune, de mûres et de framboise. À boire avec un confit de canard ou un civet de lièvre.

France :

Château de Gourgazaud, Minervois, 2005, 13,55 $

Un incontournable à ce prix. C’est un vin charpenté avec de beaux arômes de cassis, de prune et de mûre avec une touche de garrigue. Accompagnera à merveille un carré d’agneau au romarin.

Château de nages réserve, Costières de Nîmes, 2004, 14,35 $

Ce vin issu d’un assemblage typiquement rhodanien est un vin structuré et charpenté qui exhale des parfums de garrigue, de poivre et de framboise. À servir avec un navarin d’agneau ou des grillades.

Saint-Chinian, Donnadieu, Cuvée Mathieu et Marie, 2005, 16,20 $

Les arômes typiques de la Syrah comme le poivre et la garrigue s’éclatent ici dans un des bons Saint-Chinian offert à la SAQ. La bouche est riche et sapide et les saveurs de fraise des champs et de myrtille accompagnent les notes de garrigue et de poivre détectées au nez. À boire avec un carré d’agneau aux herbes de Provence.

Madiran, Torus, 2004, 16,65 $

Alain Brumont, qui produit ce vin, est incontestablement le seigneur de l’appellation Madiran. Nous avons affaire ici à un vin sombre et concentré qui exhale des arômes de fruits noirs, un brin rustique tant au nez qu’en bouche, mais rien pour lui enlever son charme. Servir avec un cassoulet ou des saucisses de Toulouse.

Régnié, Château de Pizay, 2005, 16,95 $

Voici un vin du Beaujolais bien fait, agréable, fruité à souhait avec des arômes marqués par la petite fraise des champs. Léger sans être insipide, il est frais et joliment festif. Servir avec une assiette de viandes froides lors d’un pique-nique étendu sur l’herbe.

Bourgueil, Domaine des Ouches, 2004, 18,45 $

Voici un vin léger, sans être terne à l’intérieur duquel le Cabernet franc s’exprime de façon admirable. Les arômes de poivrons verts accompagnent les notes de petits fruits rouges. La bouche est souple, fraîche et toute en fruits sur une trame tannique de bonne structure. À boire avec un filet de porc aux pruneaux ou une darne de thon rouge en croûte d’épices.

Bourgogne, Pinot Noir, Antonin Rodet, 2005, 18,75 $

Si vous n’aviez qu’un seul vin à base de Pinot Noir à acheter cette année dans cette gamme de prix, il faudrait que ce soit celui-là. C’est un vin toujours bien fait, savoureux et équilibré. Les notes de cerise, de griotte et de fraise des champs se côtoient et s’associent aux épices pour former un joli bouquet aromatique. La bouche est ample, structurée et savoureuse. À servir avec une pintade aux pruneaux ou un bœuf bourguignon.

Côtes-du-Rhône, Guigal, 2003, 18,95 $

Un guide d’achat ne serait pas complet s’il ne comptait pas dans ses suggestions ce Côtes-du-Rhône de la maison Guigal. Figure de proue de la région, c’est un vin riche et savoureux qui sent bon la confiture de fruits des champs accompagnée de notes poivrées et de cuir. Il fera un malheur avec un confit de canard au poivre vert ou un carré d’agneau vert pré.

Côtes-du-Rhône, Nature, Perrin, 2005, 19,40 $

Un vin certifié biologique, bien fait, joufflu, riche en fruits et aussi un brin rustique, ce qui n’est pas un défaut et j’oserais dire que ça lui donne un certain charme. Servir avec un couscous aux merguez ou des côtelettes d’agneau.

Bordeaux Supérieur, Château de Parenchère, 2004, 19,65 $

Excellent rapport qualité-prix que ce Bordeaux Supérieur. Plein de fruits avec des notes de cassis, de mûre et de framboise accompagnées de réglisse noire sur fond boisé. À boire avec une entrecôte sauce bordelaise ou une bavette à l’échalote.

Côtes-du-Rhône-Villages, Rasteau, Benjamin Brunel, 2005, 19,80 $

Véritable incontournable de cette région. Plein de fruit, juteux avec des notes de prune, de fraise et de cuir et une touche de vanille, de thym et de romarin. Ce Côtes-du-Rhône-Villages ample, charnu et structuré fera un malheur avec des côtelettes d’agneau au thym.

Corbières, Château du Grand Caumont, Impatience, 2004, 19,95 $

Composé à 40 % de Carignan qui a bénéficié d’une macération carbonique, de 40 % de Syrah et 20 % de Grenache, ce vin est à la fois fruité, souple, structuré et complexe. Les arômes fruités dominent et sont accompagnés de notes de sous-bois, de truffe et de cuir. À boire avec des saucisses de Toulouse accompagnées de Späzle au Roquefort.

Côtes-de-Provence, Château de Roquefort, Les Mûres, 2004, 21,20 $

Je ne sais pas si c’est suggestif, mais c’est justement les parfums de mûre qui se dévoilent au premier nez. Ce vin corsé et structuré, au fruité agréable exhale aussi des arômes de framboise, de kirsch et de violette. Il accompagnera à merveille un pavé de cerf rouge accompagné d’une sauce aux fruits des champs.

Haut-Médoc, Château du Taillan, cru bourgeois, 2001, 21,80 $

C’est avec ce vin que j’ai commencé à aimer les Bordeaux et à comprendre la subtilité du terroir du Haut-Médoc. Voici donc un cru bourgeois qui ne videra pas votre portefeuille et qui offre des arômes de cassis, de mûres et de myrtille qui s’allient aux notes de truffe et de violette, accompagné d’un boisé bien intégré à l’ensemble. La trame tannique est imposante sans être lourde. À boire avec un carré d’agneau ou une viande grillée et goûteuse.

Cahors, Château de Haute-Serre, 1999, 21,95 $

Voici un Cahors qui allie puissance et souplesse, qui a gagné en complexité grâce à un vieillissement de plus de sept ans et dont les tannins se sont passablement assouplis, sans pour autant avoir perdu de leur structure. Les notes de prune, de mûre et de cassis côtoient la truffe noire, et ce, autant au nez qu’en bouche. À boire avec un magret de canard aux champignons sauvages.

Bourgogne-Grand-Ordinaire, En Bollery, Terres d’en face, Domaine de la Vougeraie, 2002, 23,85 $

Le domaine de la Vougeraie réussit avec ce Grand-Ordinaire à nous confondre puisque ce vin est tout sauf ordinaire. En fait, c’est un vrai Bourgogne de la Côte de Nuits. Ce vin à la robe moyennement claire, mais profonde, dévoile des arômes délicats de fraise, de griotte, de mûre et de framboise qui s’associent aux notes de sous-bois, et ce, autant au nez qu’en bouche. Sa grande fraîcheur et sa souplesse en bouche est un pur régal. À boire avec une darne de thon rouge, un filet de porc ou un pintadeau.

Pessac-Léognan, Château de Cruzeau, 2003, 24,45 $

André Lurton signe un Pessac-Léognan de facture classique, élégant et fin, qui allie puissance et souplesse. Autant au nez qu’en bouche, les arômes de fruits rouges et noirs côtoient les notes de réglisse avec en arrière-plan une touche de vanille et de bois. À boire avec une entrecôte bordelaise ou un rôti de bœuf au jus.

Pessac-Léognan, Château de Rochemorin, 2003, 25,95 $

Un autre superbe vin signé André Lurton qui est un modèle d’équilibre. Cet assemblage typiquement bordelais dévoile des parfums de fruits noirs, de poivron vert et de café torréfié avec en arrière-plan des notes légèrement mentholées. Les tannins sont un peu fermes et un coup de carafe s’avère nécessaire si vous désirez le boire maintenant. À savourer avec un gigot d’agneau ou une viande sauvage rôtie.

Chinon, Château de La Grille, 2000, 26,10 $

C’est toujours avec un immense plaisir que je goûte ce subtil et joli vin où le Cabernet-Franc expose son côté juteux et savoureux. Si les fruits rouges dominent autant le nez que le palais, les arômes typiques du cépage, comme le poivron vert et le cuir, les accompagnent pour former un tout où l’harmonie règne en maître. À savourer avec des poivrons verts farcis ou un sauté de veau.

Moulin-à-Vent, Château des Jacques, Louis Jadot, 2004, 26,80 $

Quelle belle appellation que Moulin-à-Vent. Atypique, certes, mais beaujolais jusque dans le coude. On y retrouve les arômes caractéristiques du Gamay avec des nuances de peau de banane, de fraise des champs, de cerise au marasquin et de foin coupé, le tout juxtaposé aux notes de noix et de brioche à la cannelle. Un très beau vin à la fois festif et un brin intello. À savourer avec une assiette de viande froide, une blanquette de veau ou une dinde rôtie.

Saint-Estèphe, Château Tronquoy-Lalande, cru bourgeois, 2001, 29,40 $

Voici un vin vinifié par la maison Dourthe frères, bien fait où les notes de cassis, de myrtille, de violette et de bois se côtoient et forment un ensemble harmonieux. La bouche est structurée, ronde et savoureuse et la finale est longue et persistante. À boire avec des gibiers à poils.

Côtes-du-Rhône, Coudoulet de Beaucastel, 2004, 29,70 $

Un must s’il en est un. Ce second vin du célèbre et vin phare qu’est le Château de Beaucastel est issu d’un vignoble situé tout juste en dehors de l’appellation Châteauneuf-du-Pape. Il offre un bouquet complexe dans lequel s’allient des arômes de fruits rouges confits, de sous-bois, de venaison, de cuir, de garrigue et de poivre. À savourer avec des merguez ou un navarin d’agneau.

Grèce :

Naoussa Boutari, 2004, 12,60 $

Une erreur de commande m’a fait découvrir ce vin. Quelle surprise ce fut, j’ai découvert un vin bien fait, souple et fruité avec juste ce qu’il faut de corps. À boire avec un civet de lièvre ou un filet de sanglier.

Italie :

Sangiovese, Terre del Sole, Pasqua, I.G.T. Puglia, 2005. 9,95 $

Un des rares produits dignes de mention à moins de 10,00 $. Un Sangiovese somme toute assez léger, mais avec suffisamment de corps et de matière. Un vin avec de beaux arômes de fruits rouges avec une touche de cuir en finale. Un bon vin de semaine qui se mariera avec des pennes à la sauce tomate et au pesto.

Teroldego-Rotaliano, Mezzacorona, 2005, 12,15 $

Je n’ai jamais été déçu par ce vin qui s’avère un bon compagnon pour un repas de tous les jours. C’est un vin souple et frais en bouche, fruité avec des arômes de fruits rouges, de prune et de cuir. Servir avec un osso buco accompagné d’un rizotto à la milanaise.

Brusco dei Brabi, I.G.T. Toscana, 2004, 14,35 $

Voici un vin riche et savoureux doté d’un nez expressif qui sent bon la cerise, la prune, la fraise, le cuir et les épices. Parfait compagnon des pâtes au pesto et tomates accompagnées de saucisses italiennes douces.

Montepulciano-d'Abruzzo, Riparosso, Illuminati, 2005, 14,70 $

Une belle surprise que ce vin là. Le premier commentaire que j’ai eu en le goûtant fut « mais, c’est bon ça! ». C’est un vin qui offre au nez un bouquet complexe avec des notes de confiture de fruits et d’épices. La bouche est ample et structurée et la finale est longue. À savourer avec une côte de bœuf ou un plat de saucisses italiennes et rizotto aux truffes noires.

Col-di-Sasso, Banfi I.G.T. Toscana, 2005, 14,95 $

La maison toscane Banfi réputée pour son superbe Castello nous fournit un vin riche et savoureux, et ce, sans vider notre portefeuille. C’est un vrai italien qui a du corps, avec des arômes de fruits rouges et noirs accompagnés de notes de cuir et de venaison. À prendre avec un osso buco ou un rôti de bœuf au jus.

Teroldego-Rotaliano, Reserva Mezzacorona, 2003, 16,50 $

J’ai déjà parlé du Teroldego-Rotaliano, voici le Reserva de la même maison. Plus structuré et dense que son petit frère, il offre des arômes de mûre, de cassis et de myrtille avec en arrière-plan des notes de café, de chocolat noir et de vanille. À savourer avec un gigot d’agneau au romarin, un osso buco ou une longe de caribou.

Cannonau-di-Sardegna, Riserva, Sella & Mosca, 2003, 16,75 $

Un incontournable. Le Cannonau est le synonyme de Grenache en Sardaigne. C’est un vin fruité marqué surtout par des arômes de cerise au marasquin et de fraise des champs, le tout accompagné d’un boisé discret. À boire avec des pâtes en sauce rosée ou une pizza à l’européenne.

Poggio alla Badiola, Mazzei, I.G.T. Toscana, 2005, 16,95 $

La maison toscane Mazzei, reconnue entre autres pour son fabuleux Chianti-Classico Castello di Fonterutoli nous offre toujours avec cet I.G.T., un produit exquis marqué par des notes de petits fruits rouges confits agrémentés d’épices et de torréfaction. La bouche est structurée avec des tannins bien constitués. Servir avec des pâtes à la viande et sauce tomate.

Sedàra, I.G.T. Sicilia, 2004, 17,20 $

Un rouge coup de coeur à base de Nero d’Avola élaboré par la maison sicilienne Donafugata. C’est un vin bien fait, marqué par des arômes de confiture de fruits des champs, de cuir et d’épices avec en arrière-plan des notes de bois et de fumée. La bouche est ample et charnue. À boire avec des gibiers à poils ou une lasagne à la viande et ricotta.

Dogajolo, Carpineto, I.G.T. Toscana, 2005, 17,45 $

Voici un vin agréable, le genre de vin que je qualifierais de bon vin de semaine ou de tous les jours si vous préférez. Il est aromatique avec des parfums de prune, de cerise noire macérée dans l’alcool et de café torréfié sur un fond boisé. La bouche est enveloppante et les tannins sont bien présents. À boire avec une escalope de veau à la Kiev ou des saucisses italiennes fortes.

Cirò, Riserva, Duca San Felice, 2003, 17,95 $

Ne serait-ce que pour faire différent, prenez plaisir à savourer ce vin riche et généreux élaboré à partir d’un des plus anciens cépages de l’Italie, le Gaglioppo. C’est un vin à la robe foncée, corsé avec des arômes de figue, de datte fraîche et de chocolat auxquels s’ajoutent des notes d’épices. À boire avec des viandes rouges rôties.

Barco-Reale-di-Carmignano, Capezzana, 2004, 18,45 $

J’aime beaucoup ce vin qui laisse toute la place aux fruits sans être masqué par le bois. C’est un vin à boire jeune, sur son fruit et pour la pureté de celui-ci. Mais attention, ce n’est pas un vin léger pour autant, il a du corps et de la matière. À boire avec des raviolis à la viande sauce rosée ou des cannellonis di vitello (farcis au veau).

Campofiorin Ripasso, Masi, I.G.T. Veronese, 2004, 18,95 $

Voici un vin que j’avais délaissé ces dernières années, mais ce 2004 m’a semblé plus savoureux et équilibré que par le passé. Il sent bon et goûte bon les fruits confits comme la fraise et la framboise avec une touche de cuir en finale. Un excellent rapport qualité-prix. À boire avec de l’autruche à la sauce au cassis ou un magret d’oie farci au foie gras.

Chianti-Classico, Carpineto, 2005, 20,75 $

Voici un vin racé et riche, typique de l’appellation Chianti-Classico, avec des notes de fruits mûrs, de vanille et de bois. Costaud sans être lourd, c’est un vin qui offre beaucoup de fruits avec une finale marquée par le cuir et la vanille. À boire avec un carré d’agneau ou un filet de caribou.

Vatellina-Superiore, Inferno, Aldo Rainoldi, 2003, 22,90 $

Si vous aimez les Barolo, mais que vous n’avez pas les moyens de vous les offrir, voici un excellent compromis. Même si on l’appelle localement Chiavenasca, à n’en pas douter nous avons bel et bien affaire ici au cépage Nebbiolo. La robe est moyennement claire, le nez est marqué par des arômes de fumée rappelant le goudron et les notes de fraise, de noix de pin, de venaison et de sous-bois suivent en accompagnement. La bouche est structurée, ample et ronde. Les arômes de venaison, de cuir, de noix ainsi que le fruit dominent la bouche pour former un tout très savoureux. Il fera un malheur avec des fusillis à la tombée de tomates, saucisses italiennes fortes, pesto et tomates séchées.

Chianti-Classico, Brolio, 2004, 23,95 $

Je me fais un devoir à chaque année de me procurer au moins une ou deux bouteilles de ce vin, le petit du Castello di Brolio, vinifié par le maître du Chianti le Barone Ricasoli. Un Chianti-Classico de facture classique, peu boisé marqué par des arômes de fruits noirs. En bouche, il est ample, frais, avec une bonne structure tannique. Idéal pour accompagner une viande rouge grillée ou des pâtes à la tomate et prosciutto.

Chianti-Classico, Fonterutoli, Mazzei, 2004, 24,95 $

Je m’en serais voulu si je n’avais pas inclus dans ce guide d’achat ce vin fabuleux, le petit frère du Castello du même nom. Voici un vrai Chianti-Classico comme je les aime, c’est-à-dire complexe, structuré, juteux et rafraîchissant. Les notes de fruits noirs comme la mûre, la cerise et le cassis côtoient les effluves de bois brûlé et d’anis. La bouche est ample, structurée avec des tannins serrés, mais agréables, surtout après un passage en carafe. À boire avec des viandes grillées ou des pâtes à la sauce aux tomates et à la viande.

Valpolicella-Classico-Superiore, Zenato, Ripassa, 2004, 25,05 $

Élaboré selon la méthode ripasso popularisée par Masi, la maison Zenato signe un Valpolicella concentré où le fruit est mis en avant-plan. Les notes de fruits confits comme la fraise, la cerise et la framboise entourent des arômes viandés et de cuir, et ce, autant au nez qu’en bouche. La bouche est pulpeuse et juteuse à souhait et la trame tannique est imposante et toute en souplesse. Excellent avec des pâtes au pesto et tomate, des cannellonis au veau et prosciutto ou une pizza.

Barbera-d'Asti, La Tota, Marchesi Alfieri, 2005, 25,25 $

Voici un vin élaboré avec le cépage Barbera qui offre une belle concentration tant au nez qu’en bouche. Les arômes de fruits noirs et rouges se côtoient et sont accompagnés d’une légère touche de cuir en trame de fond. À boire avec un thon rouge grillé ou un filet de porc aux cerises noires.

Chianti-Classico, Rocca Guicciarda, Riserva, 2003, 25,95 $

Le Barone Ricasoli nous a concocté un vin dense, solide et charpenté, non dénué de finesse, qui offre un bouquet où se mêlent les arômes de fraise et de framboise confite auxquels s’ajoutent des effluves de bois et de vanille. Prioriser une viande goûteuse comme l’agneau, une côte de boeuf ou un filet de caribou.

Le Volte, I.G.T. Toscana, Tenuta dell'Ornellaia, 2004, 26,95 $

Voici un beau super toscan opulent et généreux offert à prix accessible. Il est élaboré à base de Sangiovese auquel on a ajouté du Cabernet-Sauvignon et du Merlot. Issu de l’un des meilleurs terroirs de la Toscane méditerranéenne, le Sangiovese s’expose ici dans toute sa splendeur avec des arômes de mûre, de framboise et de cuir et les cépages bordelais ajoutent les notes de prune et de violette tout en contribuant à la structure tannique du vin. La bouche est ample, sphérique, costaude et savoureuse. Favoriser des plats à base de viandes rouges grillées.

Nebbiolo-d'Alba, Pio Cesare, 2003, 27,05 $

Si j’avais à décrire ce vin dans une toute petite phrase je dirais « une main de fer dans un gant de velours ». Bu côte à côte avec un Barolo une fois et demi plus cher, il a facilement terrassé ce dernier. On sent et on goûte le Nebbiolo. C’est un vin nuancé, subtil, droit et direct. Il est capiteux et laisse beaucoup de place au fruit, la fraise confite surtout. En arrière-plan, on distingue des notes de noix de pin, de cuir et de venaison. Les tannins sont bien présents et la bouche est enveloppante. À boire avec un croustillant de veau au prosciutto, fromage fruilano et Marsala.

Grάndάrellά, Appassimento, Masi, I.G.T. Delle-Venezie, 2003, 28,75 $

Élaboré comme un Amarone c’est-à-dire en laissant sécher les grappes avant de les vinifier pour faire ressortir le côté fruits confits, issu d’un assemblage de Refosco et Carmenère. Ça donne un vin riche et concentré en fruits rouges et noirs confits avec une bonne structure tannique, légèrement amère en fin de bouche avec en arrière-plan des notes de cuir. À boire avec un gibier à poils ou un fromage relevé comme le parmesan reggiano. Un bon compromis si vous n’avez pas les moyens de vous payer un Amarone digne de ce nom.

La Grola, I.G.T. Veronese, Allegrini, 2003, 29,95 $

J’ai toujours l’impression de me gâter lorsque je me procure une bouteille de ce vin délicieux, gourmand qui sent bon et goûte bon les fruits confits comme la fraise, la prune et la framboise, le tout sur un fond boisé discret, mais présent. En bouche, des notes minérales et de truffe noire accompagnent le fruit. La trame tannique est imposante, mais sans lourdeur. À boire avec une viande goûteuse comme un carré d’agneau ou un osso buco.

 

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Jean-Louis Doucet
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