Le vin commenté en 2006-2007

Chaque semaine lecyber-sommelier.com vous proposait un ou plusieurs vins ayant retenu l’attention de nos dégustateurs. Voici les vins qui ont été publiés pendant la période hivernale et printanière de l’année 2006-2007. À noter que les prix sont ceux qui étaient en vigueur au moment de leur publication. Chaque vin est accompagné d’un tableau à l’intérieur duquel vous trouverez des informations importantes comme la température de service idéale, des suggestions d’accords mets et vins ainsi qu’une évaluation en pourcentage et parfois un icône pour indiquer s’il s’agit d’un coup de cœur.

2007-05-26 - Riesling Pacific Rim, Bonny Doon Vineyards

2007-05-19 - Chardonnay, Village Réserve, Le Clos Jordanne

2007-05-12 - Pinot Noir, Village Réserve, Le Clos Jordanne

2007-05-05 - Pinotage, Hill & Dale, Stellenbosch

2007-04-28 - Zinfandel, Cardinal Zin, Bonny Doon

2007-04-21 - Penedès, Chardonnay, Gran Viña Sol, Miguel Torres

2007-04-14 - Sauvignon blanc, Kim Crawford

2007-04-07 - Shiraz-Cabernet, Sandalford

2007-03-31 - Puligny-Montrachet, Pierre-André

2007-03-24 - Zinfandel, Bonterra

2007-03-17 - Bourgogne Passe-tout-Grains

2007-03-17 - Bourgogne Aligoté

2007-03-10 - Soave-Classico, Inama, Vigneti di Foscarino

2007-03-03 - L’Abeille de Fieuzal

2007-02-24 - Villa di Capezzana, Carmignano

2007-02-17 - Muga Reserva, Rioja

2007-02-10 - Osoyoos Larose, Le Grand Vin

2007-02-03 - Riesling Reserve Willm

2007-01-27 - Cabernet-Sauvignon, Carmen Reserve

2007-01-20 - Shiraz Sandalford

2007-01-13 - Langhe, Baccanera

2007-01-06 - Moscato d’Asti, Nivole

2006-12-30 - Merlot/Pinotage Kumala

2006-12-23 - Champagnes et mousseux : Crémant d’Alsace

2006-12-23 - Champagnes et mousseux : Champagne Charles Heidsieck

2006-12-23 - Champagnes et mousseux : Champagne Pol Roger

2006-12-16 - Tokay-Pinot gris Steinert Pfaffenheim Alsace Grand cru

2006-12-09 - Pinot Noir, Scotchmans Hill

2006-12-02 - Luis Felipe Edwards, Dona Bernarda

 

2003 Riesling Pacific Rim
Bonny Doon Vineyards
Washington

19,70 $

Publié le 26 mai 2007

Je vous ai déjà dit à quel point j’ai un faible pour ce producteur original qu’est Randall Grahm. Il signe ici encore une fois un produit tout à fait à la hauteur de la réputation du personnage. Ce Riesling Pacific Rim a ceci de particulier qu’il est composé d’environ 75 % de grappes provenant de l’état de Washington et de 25 % qui proviennent d’Allemagne, plus précisément de la Moselle moyenne. Le nez est typiquement Riesling avec des effluves de fleurs blanches et de citron accompagnés de notes d’hydrocarbures très caractéristiques. La bouche est vive et le fruit domine le palais. En finale, il nous revient des arômes de citron pour ensuite se terminer sur des notes minérales très agréables. La longueur en bouche est assez soutenue. C’est un vin qui a sa place sur nos tables dès maintenant et qui pourra se conserver en cave durant encore cinq ans si ce n’est davantage. À boire avec un cocktail de crevettes, une salade californienne ou des huîtres fraîches.

90/100
10 °C

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2004 Chardonnay, Village Réserve
Le Clos Jordanne
Niagara Peninsula, Ont. Canada

22,05 $

Publié le 19 mai 2007

Je vous ai parlé la semaine dernière du Pinot Noir, voilà maintenant son frère jumeau, en blanc cette fois. Un détail à propos du Clos Jordanne et que je n’ai pas mentionné la semaine dernière concerne les maîtres de chais responsables des différents vignobles qui composent le Clos Jordanne. Ils sont tous deux québécois d’origine. J’ai nommé Thomas Bachelder, viniculteur et Isabelle Meunier, assistante viniculteur. Deux passionnés qui ont travaillé autant en Bourgogne et en Oregon dans le cas du premier qu’en Nouvelle-Zélande dans le cas de Madame Meunier qui a travaillé également en Bourgogne avec un autre québécois célèbre, Pascal Marchant (Domaine de la Vougeraie). Donc, deux personnes qui ont apporté un savoir-faire et un désir de bien faire les choses dans leur pays d’origine. Cela ne peut que porter des fruits et des bons. Voilà un beau Chardonnay très typique du cépage avec une jolie robe dorée. Le nez est expressif et dévoile des notes de beurre frais, de vanille, de caramel écossais et de pomme verte juxtaposés aux parfums de fleurs blanches avec en trame de fond des odeurs de bois neuf. La bouche est vive, ample et structurée. Le fruit domine le milieu de bouche et la finale, grasse et enveloppante, est marquée par des arômes de vanille, de beurre et de caramel. À boire maintenant et pour les cinq prochaines années. Pourra accompagner une volaille rôtie, un homard grillé, un filet de saumon ou de truite poêlé au beurre et amandes grillées.

91/100
10 °C

Thomas Bachelder et Isabelle Meunier, les deux viniculteurs du Clos Jordanne, le nez plongé dans un de leurs nouveau-nés.

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2004 Pinot Noir, Village Réserve
Le Clos Jordanne
Niagara Peninsula, Ont. Canada

24,30 $

Publié le 12 mai 2007

Voilà un vin, ou devrais-je dire une marque, qui fera du bruit. Le Clos Jordanne est un joint venture entre le groupe bourguignon Boisset et Vincor international. On y produit des vins à la bourguignonne, c’est-à-dire pas seulement à base de Pinot Noir ou de Chardonnay (je vous parlerai du Chardonnay la semaine prochaine), mais surtout issu de terroirs permettant aux cépages de s’exprimer de manière unique d’un endroit à l’autre. L’idée derrière tout ça est de faire chanter le terroir et de lui permettre d’exposer toutes les facettes de sa personnalité. De toutes les cuvées produites par Le Clos Jordanne (cinq en rouge et quatre en blanc), j’ai choisi de parler du Village Réserve car même s’il s’agit de l’entrée de gamme de la marque, on a affaire à un vin de très haute qualité et je crois personnellement qu’il représente le meilleur rapport qualité-prix d’entre tous. De plus, étant donné qu’il est issu de l’assemblage de plusieurs parcelles, on peut dire qu’il possède à un niveau ou à un autre les caractères de chacun d’eux. Fait important à souligner, Le Clos Jordanne est 100 % biologique, et ce, autant dans les champs que dans les chais. Ce Pinot Noir Village Réserve a bénéficié d’un élevage de quinze à dix-huit mois en fûts de chêne importés de Bourgogne (30 % neufs, 70 % usagés) avant d’être embouteillé et n’a bénéficié d’aucun collage. À l’œil, la robe est rubis clair. Le nez est aromatique et expressif. Les notes de fraise et de cerise côtoient les parfums de brioche à la cannelle avec un boisé présent, mais bien intégré à l’ensemble. La bouche est ample, moyennement tannique, gourmande et pleine de saveur. Les arômes détectés au nez s’affirment en bouche et la finale est marquée par la cerise et les épices. C’est un vin bien équilibré qui offre une assez bonne longueur en bouche. Il peut s’apprécier dès maintenant, quoiqu’un passage en carafe ne lui ferait pas de tort, et il pourra se bonifier en cave pour les cinq prochaines années. Il fera un malheur avec une pintade braisée, un bœuf bourguignon ou un thon grillé.

91/100
16 °C

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2003 Pinotage
Hill & Dale
Stellenbosch, Afrique du Sud

16,20 $

Publié le 5 mai 2007

Je dois avouer que j’en suis encore à apprivoiser ce cépage typiquement sud-africain qu’est le Pinotage, un croisement de Pinot Noir et de Cinsault. Celui-ci est une belle réussite et il a le mérite d’avoir du caractère, de n’être pas banal, en plus d’être offert à un prix plus qu’abordable. Hill & Dale est produit par la maison Stellenzicht. C’est un vin qui offre une jolie robe rubis avec des reflets violets. Le nez est moyennement aromatique et un coup de carafe lui permettra de s’exprimer davantage au bout de quelques minutes. Les notes animales, de venaison et de fumée s’expriment en premier alors que les parfums de cerise noire, de prune et de mûres suivent tout en se faisant discrets. En bouche, l’attaque est franche et d’une bonne amplitude. Les notes viandées dominent le milieu de bouche et se font accompagner par des arômes de prune et de cerise noire et s’achèvent sur des effluves de fumée évoquant le bacon. La finale est assez longue et savoureuse. C’est un vin qui nous change de la routine et qui gagnera en complexité avec le temps. Pour ceux qui préfèrent le boire tout de suite, il sera bon de le passer en carafe au moins une demi-heure avant de le consommer. Il pourra se conserver en cave entre trois à cinq ans. Servir avec un carré de porc ou lors d’un méchoui. Pourra également accompagner des grillades sur le BBQ ou des saucisses.

88/100
16 °C

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2004 Zinfandel, Cardinal Zin
Bonny Doon Vineyards
Californie

26,95 $

Publié le 28 avril 2007

J’aime beaucoup Randall Grahm, le propriétaire de Bonny Doon Vineyards, qui se surnomme lui-même le Rhône Deranger. C’est un être profondément original, dans le bon sens du terme et ce que j’aime c’est que ça se reflète dans ses vins. Il a un faible pour la viticulture biologique, voire biodynamique et c’est un autre aspect qui vient particulièrement me chercher. Ce Zinfandel Cardinal Zin est issu de très vieilles vignes auxquelles on a ajouté une petite partie de Carignan. C’est un vin à la robe pourpre, limpide et profonde. Le nez, très aromatique, est marqué par des parfums de framboise fraîche et d’épices avec en trame de fond un boisé délicat. La bouche est pulpeuse, savoureuse et gourmande. Les arômes d’épices enveloppent le palais et la finale est toute en fruits avec des notes de framboise surtout. C’est un vin opulent avec des tannins souples, mais bien présents. Il est déjà prêt à boire même si un séjour en cave de trois à cinq ans lui apportera de la complexité. Mais j’avoue l’aimer comme il est, c’est-à-dire sur son fruit. Il accompagnera très bien un poulet à la cajun ou des saucisses créoles épicées.

91/100
16 °C

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2005 Penedès
Chardonnay, Gran Viña Sol, Miguel Torres

16,95 $

Publié le 21 avril 2007

Miguel Torres est sans contredit le grand seigneur de l’appellation catalane Penedès. Il signe ici un beau Chardonnay auquel on a ajouté 15 % de Parellada, un cépage typiquement espagnol. Ça donne un vin à la robe jaune paille, d’une belle brillance. Le nez est aromatique avec beaucoup de fruits comme l’ananas, le pamplemousse et la pomme auxquels se lient les parfums de vanille avec comme trame de fond un boisé bien intégré à l’ensemble. La bouche est franche, vive, toute en souplesse et enveloppante. Les notes de fruits détectées au nez s’affirment davantage en milieu de bouche et la finale est marquée par des arômes de vanille, d’agrumes et de pomme verte. C’est un vin qui a un potentiel de vieillissement indéniable et qui gagnera en complexité avec le temps. Je le vois très bien accompagner une truite en papillote, une brochette de fruits de mer ou un suprême de volaille. À 16,95 $ il représente un excellent rapport qualité-prix.

87/100
10 °C

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2006 Sauvignon Blanc
Kim Crawford
Marlborough, N.-Zélande

17,60 $

Publié le 14 avril 2007

La Nouvelle-Zélande est le pays du nouveau monde ayant le plus de similitudes avec la Vallée de la Loire, ce qui permet au Sauvignon blanc de s’exprimer à son meilleur en dehors de sa terre de prédilection. La philosophie de la maison néo-zélandaise Kim Crawford et de son maître de chai du même nom est de produire des vins en faisant ressortir le côté naturel du fruit. Ce Sauvignon blanc n’a donc bénéficié d’aucun élevage en fût de chêne. La robe est limpide, d’un joli jaune paille avec des reflets verts. Le nez est expressif et les odeurs caractéristiques du Sauvignon sont facilement identifiables. Les notes de bourgeon de cassis et de fruits tropicaux comme l’ananas et le fruit de la passion sont perçues en premier alors que les odeurs d’herbe fraîchement coupée et de fenouil suivent. En arrière-plan, on peut également détecter des notes minérales. En bouche, l’attaque est franche, vive et toute en fruit. L’ananas, le pamplemousse, le citron et le fenouil s’affirment en milieu de bouche et les notes de bourgeon de cassis et de fenouil viennent clôturer le tout dans une finale assez soutenue. C’est un vin qui peut s’apprécier dès maintenant et qui pourra se bonifier en cave durant encore trois à cinq ans. Je suggère de servir ce vin avec une salade estivale, un saumon au fenouil, des huîtres ou un poulet à la plancha.

87/100
10 °C

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2004 Shiraz/Cabernet Element
Sandalford
Western Australia

17,35 $

Publié le 7 avril 2007

Je vous ai déjà parlé de cette maison australienne (voir Shiraz, Sandalford, 2003, publié le 20 janvier 2007) qui produit des vins hautement structurés, riches et savoureux. Avec la série Element, Sandalford s’est donnée comme mission de faire des vins prêts à boire maintenant et force est d’admettre que nous sommes devant un fait accompli. Ce vin qui a séjourné douze mois en barrique de chêne français et américain avant l’embouteillage est issu d’un assemblage de Shiraz et de Cabernet-Sauvignon dans une proportion de 80/20. Sa couleur est pourpre, la robe est limpide et dense avec des reflets violacés. Le nez est aromatique, très expressif et complexe. Les notes de mûre, de framboise et de cassis se mêlent aux parfums de poivre, de cuir et de violette. La bouche est juteuse, sphérique et gourmande. Les arômes de fruits noirs s’affirment davantage et dominent le palais, formant un tout harmonieux et équilibré. La finale, de longueur moyenne, est délectable à souhait. Certains diront qu’il est charmeur et même à la limite un peu racoleur, comme le sont souvent les vins australiens, mais est-ce vraiment un défaut? Il fera un malheur avec une côte de cerf rouge à la sauce aux mûres ou au cassis, de même qu’avec de l’autruche ou encore un magret de canard, tous deux pouvant être servis avec le même type de sauce. Il a un potentiel de garde variant de deux à quatre ans si on ne veut pas perdre son agréable côté fruité.

89/100
16 °C

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2002 Puligny-Montrachet
Pierre André

37,50 $ (prix régulier : 58,00 $)

Publié le 31 mars 2007

Ce vin était offert à 37,50 $ dernièrement alors que la SAQ procédait à une grande vente de produits haut de gamme. Déjà à 58,00 $, il représentait un excellent rapport qualité-prix. Pour ceux qui voudraient s’en procurer, il est désormais trop tard, mais vous pourrez vous rabattre sur le délicieux 2005 lorsque celui-ci sera sur les tablettes. Puligny-Montrachet est une des plus belles appellations communales bourguignonnes du point de vue qualitatif surtout en ce qui concerne les blancs (98 % de la production). Pierre André produit des vins bien faits et qui ont la grande qualité d’être offerts à des prix raisonnables contrairement à plusieurs producteurs bourguignons qui profitent littéralement de la notoriété régionale. À l’œil, le vin est jaune paille et limpide. Le nez est aromatique à souhait et offre un beau et complexe bouquet avec des parfums de beurre, de noisette, d’ananas, de poire et de muscade. En bouche, l’attaque est franche, enveloppante, généreuse et fraîche. En milieu de bouche, les notes légèrement épicées s’allient au cocktail de fruit décelé au nez. La finale, moyennement longue (il est tellement savoureux qu’on aimerait que ça dure plus longtemps), nous laisse sur des arômes de beurre, de poire avec une touche de muscade. Dégusté avec une fondue au fromage, il fut en parfait accord avec celle-ci. Il fera aussi un bon compagnon avec des pattes de crabe des neiges et une escalope de veau à la crème et asperges blanches. C’est un vin prêt à boire qui pourra également se bonifier en cave pour une période comprise entre cinq et dix ans.

Texte : Jean-Louis Doucet

Vin dégusté par Sylvain Labrie

96/100
10 °C

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2004 Zinfandel
Bonterra Vineyards
Mendocino County

23,15 $

Publié le 24 mars 2007

Bonterra Vineyards, une division de Fetzer, est une maison californienne vouée à la viticulture biologique. Elle est un chef de file en cette matière et la maison mère s’est donnée comme mission de ne produire que des vins issus de la viticulture biologique à compter de 2010. La philosophie de Bonterra est de produire des vins qui subliment la pureté des cépages dont ils sont issus en favorisant l’expression du fruit. Ce Zinfandel est issu de vignes âgées en moyenne de trente-cinq à quarante ans cultivées sur des terres situées entre 250 et 500 mètres d’altitude. La fraîcheur du site favorise une maturation lente et prolongée conférant aux vins une complexité et une richesse incomparable. Ce Zinfandel, auquel on a ajouté une petite quantité de Petite-Syrah, est certainement un des meilleurs et un des plus savoureux Zin que j’aie goûté à ce jour. La robe est pourpre avec des reflets violacés, d’une bonne profondeur. Le nez est aromatique et expressif. Il offre un joli bouquet de framboise, de mûre et de fraise avec une touche de cuir et d’épices. En bouche, l’attaque est franche, les tannins sont présents, mais souples avec une bonne présence d’alcool. Le milieu de bouche est tout en fruit, dominé par la framboise et la mûre et la finale est marquée par des notes de muscade et de cuir. C’est un vin droit, charpenté, joliment goulu, contenant beaucoup de matière. Il accompagnera très bien le confit de canard aux baies des champs, une côte de cerf sauce grand veneur ou un magret d’oie au foie gras. Il se fera aussi un bon compagnon pour des côtes levées à la sauce barbecue. C’est un vin qui peut se consommer maintenant après un passage d’une demi-heure en carafe et pourra se conserver encore trois à cinq ans, mais pas plus, si on veut conserver son agréable côté fruité.

90/100
16 °C

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2005 Bourgogne Aligoté
Louis Roche

15,95 $

Publié le 17 mars 2007

Deuxième vin de cette maison dégusté cette semaine, ce Bourgogne Aligoté, également élaboré par la cave des vignerons de Buxy, est un vin bien fait qui mérite d’en faire mention. À noter pour ceux qui ne le savent pas que le Bourgogne Aligoté est le vin qui est à l’origine du kir. En effet, on doit cette invention au Chanoine Kir, maire de Dijon dans les années 1940, qui eut l’idée de servir à ses convives, lors de réceptions officielles, un verre d’Aligoté additionné d’une cuillerée à thé de liqueur de cassis. Ce n’est peut-être pas un grand vin, mais il a le mérite d’être simple, bien fait et d’être un bon vin passe-partout. Le genre de vin que j’appelle « un bon vin de semaine ». À l’œil, la robe est limpide, sa couleur est d’un joli jaune paille avec des reflets verts. Le nez offre des parfums agréables et délicats de vanille, de pomme verte, de caramel et de citron. L’attaque est franche, sur le fruit et contrairement à plusieurs autres vins de la même appellation qui sont souvent très vifs en bouche, celui-ci offre une belle et agréable fraîcheur. Le milieu de bouche est enveloppant et dévoile des arômes de pomme, de citron et de caramel. En rétro-olfaction et en finale, on discerne les mêmes arômes. La longueur en bouche est moyenne. C’est un vin équilibré, harmonieux et prêt à boire. Idéal en apéritif en association avec la crème de cassis de Dijon pour en faire un kir. Il accompagnera aussi très bien des escargots à la bourguignonne, un ceviche de pétoncles ou encore une poitrine de poulet sauce au vin blanc.

85/100
10 °C

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2005 Bourgogne Passe-Tout-Grains
Louis Roche

15,95 $

Publié le 17 mars 2007

Cette semaine, je vous propose deux vins simples et sans prétention. Deux vins bien faits qui sans être des grands crus, s’avèrent d’excellents passe-partout, entre autres choses pour les restaurateurs qui veulent les servir au verre, car pour l’avoir expérimenté, ils se conservent bien une fois ouverts.

Les Bourgogne Passe-Tout-Grains ont généralement la réputation de n’être que des sous-produits comparativement aux Pinot-noir et Gamay de la même région. Pourtant, ce Passe-Tout-Grains est tout sauf cela. La maison Louis Roche est bien connue ici au Québec pour la distribution de vins élaborés par des caves coopératives que ce soit à Bordeaux, en Loire, dans le Languedoc ou en Bourgogne. Celui-ci est élaboré avec soin par la cave des vignerons de Buxy. La législation oblige à utiliser un minimum de 33,33 % de Pinot-noir et un maximum de 66,66 % de Gamay, mais je soupçonne ce Passe-Tout-Grains de contenir plus que le tiers de Pinot-noir obligatoire. La robe claire d’un rouge rubis et peu profonde fait tout à fait Pinot-noir, justement. Le nez dévoile des parfums discrets de griotte, de fraise des champs et de cerise de terre. En bouche, l’attaque est franche et s’ouvre sur des notes de petits fruits rouges. Les tannins sont jeunes et serrés, mais agréables. Le fruit domine le milieu de bouche et nous laisse sur une douce sensation de fraîcheur. La finale est sapide et l’intensité aromatique est d’une longueur moyenne. C’est un vin charmeur, simple et sans prétention qui saura se mettre en valeur en association avec des viandes peu relevées comme la dinde rôtie, une assiette de viandes froides ou encore une blanquette de veau à l’ancienne. Il est prêt à boire, quoiqu’un passage en carafe ne lui fasse pas de tort. Son potentiel de garde est d’environ trois ans.

86/100
15 °C

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2004 Soave-Classico
Vigneti di Foscarino, Inama

25,75 $

Publié le 10 mars 2007

Il n’y a pas, à mon avis, de vin blanc plus authentique et plus typiquement italien que le Soave et c’est encore plus vrai pour ce qui est du centre de l’appellation, c’est-à-dire le Soave-Classico. L’Azienda agricola Inama fut fondée dans les années 1950 par Giuseppe Inama. C’est en utilisant une à une toutes ses économies qu’il fit l’acquisition, au fil des ans, de petits vignobles tous situés au cœur de l’appellation Soave-Classico. Aujourd’hui, Inama, c’est plus de 25 hectares de vignes. Le Soave est Issu du Garganega, un cépage importé de la Grèce qu’on appelait Grecanicum à l’époque romaine. Proche parent du Greco, il fut implanté en Vénétie il y a des siècles, après un parcours qui l’a fait passer par la Sicile, puis la Campanie. Il a trouvé en Vénétie un terroir de prédilection et c’est là où il s’exprime le mieux. La mission que s’est donnée la maison Inama est de produire des Soave dans la plus pure tradition régionale en privilégiant les méthodes ancestrales au détriment des techniques modernes, et ce, afin de retrouver le « vrai goût » du Soave comme autrefois quand il était considéré comme un des meilleurs vins blancs au monde. Ce vin, le Soave-Classico, Vigneti di Foscarino est issu de vignes taillées en pergola, selon la tradition locale, provenant des sites de Monteforte d’Alpone et de Monte Foscarino situés à flanc de montagne entre cent à deux cents mètres d’altitude. L’âge moyen des vignes se situe entre vingt et trente ans. À l’œil, le vin de couleur jaune paille brille à la lumière. Le nez est expressif et dévoile de fins parfums de poire, de caramel, de brioche à la vanille, avec des notes subtiles de camomille et de miel. L’attaque est franche. La bouche est fraîche, onctueuse et enveloppante. Les arômes de poire et de caramel dominent le milieu de bouche et la finale, savoureuse à souhait nous laisse sur des notes de grillé et de caramel écossais. Ce beau vin s’apprécie dès maintenant et peut séjourner en cave encore trois à cinq ans. Je l’ai dégusté avec un ravioli de langoustines et palourdes arrosé d’une sauce au fumet de poisson, crème et gastrique au jus d’orange déglacé au vinaigre de coquelicot et le mariage était en parfaite harmonie. Il fera également un bon compagnon avec un saumon fumé, un tartare de thon, de fruits de mer en sauce ou une sardine sur rizotto au parmesan. À servir pas trop froid, c’est-à-dire aux alentours de douze degrés.

91/100
12 °C

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2003 Pessac-Léognan
L'Abeille de Fieuzal

29,45 $

Publié le 3 mars 2007

L’Abeille de Fieuzal est le deuxième vin du Château de Fieuzal, un des grands crus classés de Graves les plus estimés. Le Château de Fieuzal est situé sur la rive droite du ruisseau de l’Eau Blanche sur une des plus belles croupes graveleuses de l’appellation Pessac-Léognan. Le vignoble est assis sur un sol constitué de graves blanches du Villafranchien qui contribue à la qualité du terroir maigre et drainant, donc favorable à la production de vin haut de gamme. Les propriétaires du vignoble pratiquent l’agriculture traditionnelle en ce qui concerne l’entretien des sols (fertilisants chimiques de synthèse) en association avec une lutte raisonnée en ce qui à trait à la protection de la vigne en utilisant des substances antiparasitaires douces pour l’environnement en association avec des produits biologiques. L’âge moyen des vignes est de trente ans. Fait non négligeable : l’Abeille de Fieuzal a bénéficié d’un traitement égal au premier vin du Château en ce qui concerne son élaboration. Il est issu d’un assemblage composé à parts égales de Sauvignon et de Sémillon. Il a bénéficié d’un élevage de 18 à 20 mois en barriques de chêne français dont 50 % sont neuves. À l’œil, la robe est d’un beau jaune doré, est brillante et éblouissante. Avec ses larmes fines, tout de suite je m’attends à un vin sec. Le premier nez est marqué par des notes de bourgeon de cassis suivi d’une pointe de citron ainsi que d’une légère odeur d’herbe fraîche. Le deuxième nez révèle des parfums de fleurs blanches accompagnés de notes minérales (pierre à fusil). En bouche, l’attaque est franche, vive et très sèche. Les arômes floraux et les notes minérales enveloppent le palais et je me délecte du délicieux nectar. La finale, d’une longueur moyenne, s’étire sur 3 à 4 caudalies. J’ai dégusté ce vin avec une excellente escalope de veau de lait à la bordelaise, accompagné d’asperges vertes et l’accord fut des plus délicieux. Il peut se boire et s’apprécier maintenant, mais je conseille de passer le vin en carafe au moins une heure avant de le servir afin de favoriser l’épanouissement de son bouquet. Si vous préférez attendre, il a un potentiel de garde de cinq à dix ans. Vendu à 29,45 $ à la SAQ, il représente un bon rapport qualité/prix.

Bonne dégustation!

Par Sylvain Labrie
(collaboration spéciale)

89/100
10 °C

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2003 Carmignano
Villa di Capezzana

29,15 $

Publié le 24 février 2007

Si l’appellation existe aujourd’hui, on la doit à cette famille, les Bonacossi et plus particulièrement à Ugo Contini Bonacossi, qui s’efforça de faire reconnaître la typicité de cette zone géographique. Les vins issus de cette zone géographique située à une trentaine de kilomètres à l’ouest de Firenze (Florence) étaient vendus autrefois sous l’appellation Chianti Montalbano avant d’être reconnus comme DOC en 1975 pour ensuite être promus au rang de DOCG en 1990 pour le Riserva, pour finalement s’étendre autant aux Riserva qu’aux Rosso en 1998. Déjà au temps des étrusques au XVIe siècle, Carmignano était reconnu comme un vin se situant dans une classe à part et le Grand Duke Cosimo III de' Medici en 1716 déclara la région comme étant l’une des quatre meilleures régions productrices de vin de tout le duché de Toscane. Le Villa di Capezzana est issu d’un assemblage à 80 % de Sangiovese et à 20 % de Cabernet-Sauvignon, un assemblage souvent attribué aux super toscans auxquels il me fait drôlement penser. Il a été élevé dans des barriques et des foudres de chêne de 3,5 hl pendant quinze mois pour ensuite reposer en bouteille pendant dix mois avant sa distribution. À l’œil, la robe est pourpre, limpide et d’une belle profondeur. Le nez dégage un bouquet complexe à l’intérieur duquel se mêlent des odeurs de confiture de fraise, de mûre et de cerise noire avec en plus des parfums de cacao, de cuir et de fumée. L’attaque est franche, généreuse, juteuse et les tannins sont présents mais souples. La bouche est gourmande et enveloppante et les parfums détectés au nez se dévoilent davantage. La fin de bouche est marquée par le cuir et le kirsch. Sa longueur en bouche nous fait réaliser à quel point nous avons affaire à un vin de grande classe. C’est le genre de vin qui vaut qu’on prenne le temps de le savourer. Après un passage en carafe d’une demi-heure, il s’appréciera dès maintenant et pourra se conserver en cave pour encore une décennie. Il se fera le compagnon idéal d’un Osso Bucco ou encore d’un plat de pâtes avec sauce à la viande. À noter que le millésime 2004 est présentement sur les tablettes et considérant la qualité générale des vins issus de ce millésime, j’ai déjà l’eau à la bouche rien que d’y penser… à suivre…

93/100
18 °C

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2002 Rioja
Muga Reserva

22,80 $ (750 ml), 12,60 $ (375 ml)

Publié le 17 février 2007

La bodega Muga fut fondée en 1932 par Isaac Muga et son épouse, Aurora Caño, tous les deux issus de familles ayant une longue expérience dans l’industrie vinicole. Aujourd’hui, la bodega est toujours la propriété des descendants des deux fondateurs qui perpétuent la tradition familiale. Le vignoble, qui est situé dans le nord de la Rioja qu’on appelle la Rioja Alta, est assis sur un sol composé d’argile et d’alluvions calcaires, un sol qui sied particulièrement bien au Tempranillo. Fait intéressant, la bodega Muga détient sa propre fabrique de futaille dans laquelle on y confectionne 1 500 barils par an. Puisqu’on en parle, le Muga Reserva a séjourné six mois en cuves de chêne traditionnelles de la Rioja avant d’être transféré dans des fûts de plus petite taille en chêne français et américain à l’intérieur desquels il séjournera pendant vingt-quatre mois suivis d’un vieillissement d’un an en bouteille avant d’être distribué sur le marché. Le Muga Reserva est composé à 70 % de Tempranillo, à 20 % de Grenache et à 10 % de Mazuelo et Graciano. Il est fabriqué selon des règles rigoureuses dont un collage au blanc d’œuf et des soutirages effectués à tous les quatre mois pendant le vieillissement. À l’œil, la robe est pourpre d’une belle intensité, limpide et profonde avec des reflets violacés. Le nez dégage un bouquet complexe de parfums avec des notes de pivoine, de cerise noire (kirsch), de cuir, de prune et de cacao. En bouche, l’attaque est franche, généreuse, les tannins sont serrés mais souples. En milieu de bouche, on dénote des caractères semblables à ce qu’on perçoit au nez avec une prédominance de cerise noire, de prune et de cacao. La fin de bouche est légèrement amère, mais agréable, dévoilant des arômes de cuir et de cerise noire. Ce vin harmonieux et équilibré peut s’apprécier maintenant quoiqu’un passage en carafe d’une demi-heure avant d’être consommé ne lui nuirait pas. Il possède un potentiel de vieillissement d’environ cinq à six ans sinon davantage. Je le vois très bien accompagner une paëlla au poulet et schorizo. Fait intéressant : ce vin est offert en format de 750 ml et de 375 ml.

89/100
10 °C

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2003 Osoyoos Larose
« Le Grand vin »
Okanagan Valley, B.C. Canada

39,00 $

Publié le 10 février 2007

Ce vin est né d’un partenariat entre le Groupe Taillan de Bordeaux, propriétaire entre autres de Gruaud-Larose (deuxième cru classé) et de Vincor international, une firme canadienne dont le siège social est en Ontario. Osoyoos Larose doit son joli nom à l’union entre le lac Osoyoos où est situé le vignoble, au sud de la Vallée d’Okanagan, en Colombie-Britannique, et de Larose, faisant ainsi référence au célèbre Château bordelais. Issu de vignes encore dans leur prime jeunesse (le vignoble fut planté en 1998), ce vin considéré par plusieurs comme le meilleur vin rouge canadien, est certainement le vin le plus prometteur de ce coin de pays. L’assemblage se compose à 75 % de Merlot, à 11 % de Cabernet-Sauvignon, à 6 % de Malbec, à 5 % de Petit-Verdot et complété par 3 % de Cabernet-Franc. Le groupe Taillan y a exporté son savoir-faire et le résultat est palpable. On a affaire à un vin bien ciselé et fignolé. Il est l’œuvre du maître de chai Pascal Madevon, un français d’origine. De l’aveu même de ce dernier, ce millésime, le troisième à ce jour, est assurément le plus accompli d’entre tous. Je le cite : « le 2001 était un joli vin, mais on l’a amélioré avec le 2002 et avec le 2003 on est passé à un autre univers ». À l’œil, le vin offre une robe foncée très profonde. Le nez offre une palette aromatique expressive et complexe. Les parfums de fruits noirs comme la prune, la mûre et le cassis, côtoient des notes de cuir, de café torréfié et de réglisse noire. Le bois est présent, mais bien intégré à l’ensemble. L’attaque est franche, nette, puissante et pleine de fruit. La bouche est gourmande, ronde, les tannins sont jeunes, puissants, mais fondus. En rétro-olfaction, on discerne les arômes de cuir et de chêne pour se terminer sur des notes réglisse noire, de café et de baies des champs. La finale s’étire sur plusieurs caudalies. Ce vin charpenté et structuré possède un formidable potentiel de vieillissement. Je ne serais pas étonné de le revoir tout en forme dans une décennie. Par contre, il est encore jeune, et un bon coup de carafe lui fera du bien. Dégustez-le avec une viande rouge goûteuse comme une côte de cerf rouge ou un filet de caribou. La sauce devra être consistante, sans être lourde.

90/100
18 °C

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2005 Riesling Alsace
Willm

16,25 $

Publié le 3 février 2007

Peut-être la maison alsacienne la plus connue à travers le monde, Alsace Willm fut fondée en 1896 à Barr dans le Haut-Rhin. Fait historique intéressant : elle fut la première maison alsacienne à présenter ses vins aux États-Unis après la prohibition. Ce Riesling Réserve est un Riesling de facture classique, droit, simple et représentatif de son appellation. Il a bénéficié d’un élevage en cuve d’inox pour favoriser l’expression du fruit pur, sans apport de bois. La robe est d’un beau jaune doré avec des reflets verts. Le nez est moyennement aromatique. Il dégage des parfums de fleurs blanches, d’ananas frais et de citron. En bouche, l’attaque est franche, nette et onctueuse. Il est vif comme un bon Riesling doit l’être. Le fruit est croquant et très plaisant. Le milieu de bouche laisse percevoir une très légère et agréable sensation de sucre. La finale nous laisse sur des arômes de citron vert et d’ananas frais. L’équilibre est parfait. C’est un vin à boire jeune, sur son fruit, qui pourrait également se bonifier en cave, mais pas trop longtemps (2 à 3 ans). La température de service devrait être autour de 10 à 12 degrés Celsius; sinon, plus froid que ça, il se montrera fermé. Je l’ai goûté à l’apéritif, mais il aurait facilement pu accompagner une salade de crabe ou un cocktail de crevettes. Je le vois aussi accompagner un ceviche de pétoncles ou encore un poulet au citron vert (pollo con limo).

89/100
10 °C

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2004 Cabernet-Sauvignon
Carmen Reserve
Valle de Maipo, Chili

18,20 $

Publié le 27 janvier 2007

La maison chilienne Viña Carmen fut fondée en 1840 par Christian Lanz qui nomma son vignoble en l’honneur de son épouse bien aimée, Carmen. Le vignoble fut vendu en 1987 au groupe Claro qui modernisa le vignoble et en 1992, ils achevèrent la construction d’un chai ultramoderne. Depuis 2001, le vignoble est la responsabilité de Maria de Pilar González. Cette femme œuvra pendant plus de vingt ans pour l’une des plus grandes maisons chiliennes, la Viña Santa Carolina en plus de collaborer avec William Fèvre, l’un des plus grands producteurs de Chablis. Fait intéressant à noter : les vins de Viña Carmen sont issus de la viticulture biologique. Ce Cabernet-Sauvignon Reserve est en fait élaboré à partir d’un assemblage à 85 % de Cabernet-Sauvignon, à 10 % de Syrah et à 5 % de Merlot. Quatre-vingts pour cent de l’assemblage a bénéficié d’un élevage de dix mois en barrique de chêne français et américain. À l’œil, la robe est sombre et profonde. Le nez dégage des notes de cassis, de mûres, de réglisse noire, de tabac et de cuir. La bouche est ample et structurée, l’attaque est franche et chaleureuse. Contrairement à plusieurs vins chiliens, le bois ne prend jamais le dessus et laisse beaucoup de place au fruit. Les tannins sont présents, légèrement asséchants dû à la jeunesse du vin, mais sans lourdeur. Le fruit domine la bouche et celle-ci s’achève sur des arômes de réglisse noire et de tabac. La finale est longue et persistante. C’est le genre de vin qui mérite qu’on prenne le temps de le savourer pendant plusieurs heures. Il s’apprécie dès maintenant, mais un passage en carafe est préférable pour favoriser l’épanouissement de son bouquet. Sa structure tannique est un signe qu’il est apte à séjourner de nombreuses années en cave. Dégusté avec une côte de bœuf cuite sur le barbecue et accompagnée de champignons sautés, il fit un remarquable mariage avec celle-ci. Il se fera aussi le compagnon idéal de n’importe quel gibier à poil pourvu que la viande ne soit pas trop cuite.

90/100
18 °C

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2003 Shiraz Sandalford
Margaret River, Australie

23,45 $

Publié le 20 janvier 2007

La maison australienne Sandalford Estate fut fondée en 1840, ce qui fait d’elle l’une des plus anciennes de toute l’Australie occidentale. C’est aussi l’un des plus grands vignobles privés de toute l’Australie. Cette Winery moderne est située près des bancs de la Swan River, au cœur de la vallée du même nom, à vingt-cinq minutes au nord de Perth. Ce Shiraz provient de leur vignoble de Wilyabrup qui est en fait une sous-région de la Margaret River qui se trouve au sud de Perth. Les premières vignes de ce vignoble furent plantées en 1970. Il couvre 600 acres de vignes, ce qui en fait le plus gros vignoble de cette compagnie familiale. Les vignes sont donc âgées de plus de trente ans, on peut donc parler de vieilles vignes. Fait à noter, le millésime 2003 est le premier à être produit exclusivement à partir des vignes de leur vignoble sans avoir eu à en acheter des vignobles voisins. Il fait partie de la gamme Premium de la compagnie, soit le haut de gamme de celle-ci. Je vous parle de ce Shiraz 2003 même si en réalité, il n’en reste presque plus sur les tablettes de la SAQ. Mais il y a des vins comme celui-là qui ne laissent jamais personne indifférent. À chaque fois que je sers ce vin à ma clientèle, je vois leurs yeux briller. Il y a quelque chose de magique qui se passe. Le vin a bénéficié d’un élevage de 18 mois en barrique de chêne américain (50 % en barriques neuves, 50 % en barriques d’un an) ce qui lui confère un côté boisé très présent, mais bien balancé. La robe est foncée et profonde. Le nez est très aromatique, expressif et complexe. Il dévoile des parfums de cerise noire, de mûres, d’épices, de poivre, de sous-bois et de chocolat noir. La bouche est ample et structurée. L’attaque est franche et directe, les tannins sont présents, le bois s’exprime en premier et le fruit suit. La fin de bouche révèle des arômes complexes de fruits noirs, de cuir et de sous-bois. La finale s’étire sur plusieurs caudalies. Prêt à boire, mais pouvant se conserver encore une dizaine d’années, je suggère de le passer en carafe une demi-heure avant de le servir, il ne s’en portera que mieux. J’attends le prochain millésime avec impatience en espérant qu’il soit aussi savoureux que celui-ci. Servez ce vin avec un plat goûteux et aromatique comme un carré d’agneau (favorisez ici, l’agneau d’Australie pour son côté, moins fin peut-être mais, plus corsé que celui du Québec), une côte de bœuf grillée ou un filet de caribou. Si vous servez une sauce sur la viande, favorisez une sauce dense avec des fruits (mûres, cassis, bleuets) ou des champignons sauvages, ou encore avec une garniture de foie gras. À noter que presque toutes les bouteilles distribuées dans le monde sont munies d’un bouchon à vis, mais pas ici, au Québec.

91/100
18 °C

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2003 Langhe, Baccanera

22,85 $

Publié le 13 janvier 2007

L’appellation Langhe est située au sud du Piémont aux alentours d’Alba. Son aire de production est partagée avec celles des prestigieuses appellations Barolo et Barbaresco. La grande différence entre l’appellation Langue et les deux précédentes concerne l’encépagement qui est plus large et plus permissif. En effet, contrairement aux Barolo et Barbaresco, qui ne sont élaborés qu’à partir de Nebbiolo, six cépages sont autorisés dans le cas de l’appellation Langhe. Lo Zoccalaio, la maison piémontaise qui produit ce Langhe, Baccanera est la propriété de Villa Lanata située à Génova et est produit sur les collines de Barolo et Monforte sur des coteaux à exposition sud sud-est. Ce vin est issu de l’assemblage de trois cépages, le Barbera, le Cabernet-Sauvignon et le Nebbiolo, vinifiés séparément et assemblés par la suite. Il a bénéficié d’un vieillissement de dix-huit mois en baril de chêne français. À l’œil, la robe d’un beau rouge rubis est profonde et limpide. Le nez dégage un bouquet complexe qui comprend la prune, l’anis, le café, la cerise noire, le cuir, le goudron avec une touche de romarin. En bouche, l’attaque est franche, les tannins sont présents, mais souples. Ce vin structuré et charpenté laisse beaucoup de place au fruit. La fin de bouche est sapide et juteuse et elle s’étire sur plusieurs caudalies. Je conseillerais de passer ce vin en carafe au moins une demi-heure avant de le servir, sinon davantage. Il est prêt à boire, mais peut également être laissé en cave entre trois à cinq ans encore. Je l’ai essayé avec des pennes au pesto, tomates séchées, olives noires et saucisses italiennes douces et le mariage était en équilibre quoique je n’aurais pas détesté remplacer les saucisses italiennes douces par des saucisses italiennes fortes. Il fera également un bon compagnon pour tout gibier à poil, un carré ou des côtelettes d’agneau au romarin.

90/100
18 °C

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2005 Moscato d'Asti, Nivole
Michel Chiarlo

11,20 $ (375 ml)

Publié le 6 janvier 2007

Le Moscato d’Asti, Nivole de Michele Chiarlo est un de mes coups de cœur que je m’amuse à servir à mes convives le plus souvent possible lorsque la situation se présente. Michele Chiarlo est un des grands seigneurs du Piémont. Ses produits sont toujours droits et de grande qualité. Ici, nous avons affaire à un vin très représentatif de ce qu’un Moscato d’Asti doit être, c'est-à-dire, frais, fruité, délicat et joliment festif. La couleur est jaune paille et les bulles sont moyennement fines. Le nez éclate sur des arômes délicats de pêche, de pamplemousse rose et d’abricot. En bouche, la mousse est légère, le fruit est franc et net. On a l’impression de croquer dans une belle pêche juteuse et bien sucrée. Le tout est contrebalancé par une adorable vivacité. C’est un vin à boire jeune et il n’est nullement nécessaire de le faire vieillir. Idéal à l’apéritif, ce vin peut également être servi au dessert, en autant que celui-ci ne soit pas trop sucré. Autre vertu non négligeable qui milite en faveur de ce vin, surtout à l’apéro, le titre alcoométrique n’est que de 7 %. Il aura donc la grande qualité de ne pas bourrer vos convives avant de passer à table. Offert en format de 375 ml, ce vin fera un verre par personne si vous êtes quatre.

90/100
8 °C

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2006 Merlot/Pinotage Kumala
Western Cape, Afrique du Sud

11,05 $

Publié le 30 décembre 2006

La philosophie de la maison sud-africaine Kumala est « relax with Kumala » ce qui veut dire littéralement « relaxez avec Kumala ». Il m’apparaît important de souligner ce fait, car cela se reflète dans ce vin sans prétention qui est à sa place autant au pub à l’heure du lunch qu’en soirée autour d’une bonne table. Dire que c’est l’aubaine de l’année ne serait pas trop fort non plus. J’avais été surpris de la qualité de ce vin lors du salon des vins et spiritueux de Montréal au printemps dernier. Je m’étais promis d’en acheter, histoire de vérifier si je n’avais pas été éberlué ce jour-là, ce que j’ai fait et ma foi, je n’ai pas été déçu. Je me dois d’ajouter qu’il faut mettre les choses en perspective, il ne s’agit pas d’un grand cru, mais d’un vin à 11,05 $ et à ce prix, il n’y a pas grand-chose à se mettre sous la dent à la SAQ. Mais c’est la preuve qu’on n’est pas obligé de sortir les gros billets pour se régaler. Je ne sais pas ce que nous réserve la maison Vincor qui importe ce vin ici, mais à constater la qualité de ce « petit vin », j’aimerais vérifier si les vins haut de gamme de cette maison sont aussi intéressants que celui-ci. La robe est pourpre avec des reflets violacés. Le nez est aromatique et expressif. Il exhale des arômes de cerise, de prune, de chocolat noir et des notes de venaison et de fumée typique du cépage Pinotage, une spécialité sud-africaine. La bouche est souple, ample et charnue. La finale est moyennement longue et finit sur des notes joyeusement fruitées. Il accompagnera toute viande rouge rôtie ou gibier à poils, mais personnellement je le verrais très bien avec un carré de porc. À ce prix-là, achetez-en une caisse et épatez vos amis en leur faisant croire qu’il s’agit d’un vin beaucoup plus cher.

87/100
15 °C

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1996 Champagne Pol Roger
Cuvée Sir Winston Churchill Brut

167,00 $

Publié le 23 décembre 2006

Ce trio de dégustation ne serait pas complet s’il ne contenait pas au moins une cuvée de prestige. Sir Winston Churchill disait du Champagne : « Dans la victoire, je le mérite, dans la défaite j’en ai besoin ». Cette cuvée baptisée en l’honneur de cet homme célèbre fut créée en 1975, soit dix ans après sa mort. Il faut dire que Churchill fut tout au long de sa vie un fervent amateur de Champagne Pol Roger et un grand ambassadeur de cette marque. Cet hommage posthume fut donc tout à fait mérité. Avec cette cuvée de prestige, la maison Pol Roger nous offre un Champagne de très grande classe. La couleur est d’un beau jaune or et la robe est sémillante. Les bulles sont infiniment fines et les multiples cordons s’alignent côte à côte formant de délicats colliers de perles. Le nez est marqué par des parfums de fleurs, de pomme verte, d’amande grillée et de brioche à la vanille. La bouche est savoureuse et croquante, ce qui est surprenant pour un vin qui a tout de même une dizaine d’année. Un signe que cette cuvée saura traverser le temps pour encore plusieurs années. Se succèdent en bouche des arômes subtils, nuancés et complexes de noisette, de brioche et de pomme verte auxquels s’ajoute un côté minéral très plaisant, qui forme un tout harmonieux et tout en équilibre. C’est un Champagne racé et élégant, mais qui a gardé son air de fête, ce qui n’est certainement pas pour déplaire. Il saura être à sa place dans les grandes occasions, pour célébrer la nouvelle année par exemple, mais aussi lors de fiançailles, mariages et cérémonies haut de gamme. Servez-le au cocktail accompagné de caviar, de crevettes sauce mousseline ou de pattes de crabe des neiges. Il sera également le compagnon idéal d’un homard sauce à la crème.

94/100
10 °C

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Champagne
Charles Heidsieck Brut Réserve

57,00 $

Publié le 23 décembre 2006

La maison Charles Heidsieck est une des grandes maisons champenoises. Elle a été fondée en 1851 par Charles-Camille Heidsieck. Ce dernier fut un des premiers dirigeants champenois à se rendre à New York et à exporter ses vins en Amérique. Son charme et son assurance ont séduit les new-yorkais qui le surnommeront « Champagne Charlie ». Plus tard, une cuvée de prestige du même nom verra le jour. Cette cuvée, Charles Heidsieck Brut Réserve est l’entrée de gamme de la maison, mais ne vous y trompez pas, il s’agit d’un produit d’une très grande distinction. Elle est très représentative de son appellation. Ce Champagne a bénéficié d’un élevage de trois ans en cave, un traitement souvent réservé aux meilleures cuvées. L’assemblage est composé de Pinot noir et Meunier à 75 % et de 25 % de Chardonnay. À l’œil, les bulles sont fines et la robe d’un beau jaune paille est cristalline. Le nez est brioché à souhait. Les notes minérales s’ajoutent aux parfums de pomme verte, de vanille et de beurre frais. En bouche, la mousse est enveloppante, douce et onctueuse. La finale offre un doux mélange de minéralité typiquement champenois qui s’allie aux arômes de pain grillé et de vanille. C’est un très beau Champagne qui se bonifiera avec le temps pour encore quatre à six ans sinon davantage. Bon à l’apéritif, certes, mais je le suggère aussi au moment du repas, sur une mousse de foie gras ou des fruits de mer en sauce.

90/100
10 °C

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Crémant d'Alsace
Pierre Sparr, Brut Réserve

21,25 $

Publié le 23 décembre 2006

L’Alsace produit une grande quantité de vins mousseux et Pierre Sparr est un chef de file en ce domaine. Ce crémant d’Alsace est certainement un des mousseux offerts à la SAQ qui représente un des meilleurs rapports qualité/prix. Il est issu d’un assemblage de trois cépages, soit 40 % de Pinot blanc, 40 % de Pinot Auxerrois et 20 % de Pinot noir. Non millésimée cette cuvée Brut Réserve est l’assemblage de trois années de production différentes ce qui confère à ce produit une qualité et un goût constant. Il a bénéficié d’un élevage de douze à seize mois sur lattes. À l’œil, la robe est claire avec des reflets verts. Les bulles sont fines et forment de beaux cordons. Au nez, il offre un joli bouquet fin et délicat alliant des parfums de pêche, de pomme, de citron avec une touche de minéralité. En bouche, l’attaque est franche, délicate et munie d’une belle fraîcheur. La finale offre de beaux arômes de pomme et de pamplemousse. Prêt à boire, il n’est pas nécessaire de faire vieillir ce vin, mais si vous le désirez, il pourra se conserver encore trois à quatre ans. Idéal à l’apéritif ou au cocktail avec des canapés froids comme le saumon fumé au fromage à la crème et le jambon bergère. Il saura plaire à vos invités sans vider votre portefeuille.

88/100
8 °C

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2001 Alsace Grand cru Steinert
Tokay-Pinot gris
Cave des vignerons de
Pfaffenheim & Gueberschwihr

24,90 $

Publié le 16 décembre 2006

La cave des vignerons de Pfaffenheim et Gueberschwihr est une des plus dynamiques et des plus sérieuses d’Alsace, sinon de toute la France. Cette cave coopérative datant de 1957 possède rien de moins que 240 hectares de vignes dans toute l’Alsace. Le Grand cru Steinnert est situé au sud-ouest de Pfaffenheim (Haut-Rhin). Il est le plus abrupt des Grands crus alsaciens. Le sol est sec et filtrant, à forte dominance de calcaire, ce qui fait de lui l’un des meilleurs terroirs Grand cru alsacien et aussi l’un des plus connus et des plus appréciés. Le millésime 2001 est très représentatif de ce qu’un bon Tokay-Pinot gris Grand cru doit donner dans une bonne année. La robe est d’un beau jaune doré profond. Le nez est expressif avec des arômes de cocktail de fruit dominé par l’ananas, la cerise de terre et le miel. De délicats effluves de truffe blanche accompagnent le bouquet fruité, ce qui m’amène à penser qu’une partie de la vendange fut cueillie en surmaturité. La bouche, toute en équilibre, est ample, soyeuse, charpentée, grasse et riche. L’arrière-bouche est dominé par les arômes de miel et d’ananas. Ce vin qui contient 19,2g/l de sucre résiduel est pourvu d’une belle fraîcheur. La finale est harmonieuse et s’étire sur plusieurs caudalies. Il est prêt à boire, mais possède aussi un bon potentiel de vieillissement (3 à 5 ans). Idéal à l’apéritif, ce vin saura se montrer à la hauteur devant un foie gras de canard au torchon. Suffisamment charpenté, il peut aussi remplacer un vin rouge avec une viande rôtie, une terrine de gibier ou un civet de lièvre. Il accompagnera aussi le homard, le saumon fumé, les sushis et autres poissons fumés ou en sauce.

92/100
10 °C

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2004 Pinot Noir Scotchmans Hill
Bellarine Peninsula Geelong, Australie

32,25 $

Publié le 9 décembre 2006

Produit dans la région fraîche de la Bellarine Peninsula, à cent kilomètres au sud de Melbourne, ce Pinot Noir est un véritable régal, même dans sa prime jeunesse. À l'aveugle, je l'aurais confondu facilement avec un bon Bourgogne de la Côte de Nuits, mais à meilleur marché (32,25 $). À l'œil, on ne peut se tromper, on a vraiment affaire à un Pinot Noir avec sa belle robe grenat. Le nez est complexe, avec des effluves de fraises et de kirsch associés à des notes animales (cuir), de sous-bois, accompagnées d'un boisé discret, mais présent. En bouche, il est joyeusement goulu, l'attaque est franche, les tannins sont souples, le fruit domine et la finale est longue et persistante. S'il est vrai que ce Pinot Noir se déguste dès maintenant, il est tout de même préférable de le faire vieillir deux ou trois ans encore; le temps lui apportera plus de complexité et de souplesse. Comme je le disais à l’instant, il s'apprécie maintenant, mais je vous conseille de le passer en carafe au moins une demi-heure avant de le servir, histoire de faire épanouir son joli bouquet de flaveurs. J'imagine très bien ce vin accompagner une volaille rôtie comme le faisan ou la pintade, de même qu'un filet de porc aux pruneaux.

91/100
16 °C

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2002 Luis Felipe Edwards
Colleción Privada
Doña Bernarda

34,25 $

Publié le 2 décembre 2006

Cette cuvée provient des meilleures parcelles détenues par la maison Luis Felipe Edwards dans la vallée de la Colchagua, au Chili. Elle est vinifiée avec soin, selon les règles de l'art, et ça paraît dans le résultat final. La cuvée 2003 fut mon coup de cœur à la dégustation des vins chiliens qui s'est tenue à Montréal le 3 octobre 2006 dans le cadre d'une tournée canadienne. À mon avis, ce vin représentait alors le meilleur rapport qualité/prix parmi les cuvées de prestige offertes par les maisons chiliennes présentes lors de ce salon. Cette cuvée 2002 est issue d'un assemblage d'inspiration bordelaise avec 65 % de Cabernet-Sauvignon, 30 % de Petit-Verdot et 5 % de Cabernet Franc. Le vin a bénéficié d'un élevage de seize mois en fût de chêne neuf français. À l'œil, la robe est dense et sombre. Le nez est aromatique et complexe. Des notes de cuir s'allient aux arômes fruités comprenant la mûre, la prune et le cassis. Son vieillissement en fût de chêne français lui a permis de développer des arômes de café et de chocolat. Si le bois est bel et bien présent, il ne prend jamais le dessus, ce qui est un bon signe d'élégance et de raffinement. La bouche est ample, structurée, avec une trame tannique empreinte d'une belle souplesse et la finale est longue et persistante. On peut le boire et l'apprécier dès maintenant, mais j'aimerais revoir ce vin dans quelques années car, il a la structure et le potentiel pour vieillir encore sept à huit ans si ce n'est davantage. Si vous choisissez de le boire maintenant, passez-le en carafe, il ne s'en portera que mieux. Je l'ai dégusté à table avec un carré d'agneau au romarin et à l'ail et le mariage fut des plus heureux.

93/100
18 °C

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Jean-Louis Doucet
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