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Les grandes régions viticoles de France : Bordeaux

Communément appelé « le bordelais », le vignoble de Bordeaux est le plus grand et le plus ancien vignoble de vins fins au monde. La région bénéficie d’un climat propice à la culture de la vigne. Elle profite de l’influence bénéfique du Golf Stream et est protégée des vents provenant de l’Atlantique par une immense forêt de pins. Les printemps sont généralement chauds, favorisant un débourrement précoce. Les automnes sont assez longs et chauds, ce qui favorise l’étalement des récoltes et une grande maturité des raisins. Les fortes précipitations automnales favorisent la reconstitution des nappes phréatiques qui aideront les vieilles vignes à s’alimenter durant les étés chauds. Parlant de la période estivale, pour espérer avoir un grand millésime, les producteurs doivent compter sur un été chaud et assez sec avec plus de quinze jours de grande chaleur. Mais le vignoble bordelais n’est pas à l’abri des avaries et les gelées printanières peuvent être spectaculaires et particulièrement dévastatrices. C’est pourquoi plusieurs ont recours à des dispositifs visant à contrer les effets destructeurs de ces gelées, à des systèmes d’arrosage ou des chaufferettes, entre autres.

On parle souvent du vignoble bordelais comme du vignoble aux 10 000 Châteaux. Cette notion de Château remonte au XVIe siècle lorsque Jean de Pontac créa le vignoble de Haut-Brion, le premier grand cru bordelais, autour duquel il fit ériger un châtelet. Mais la majorité n’ont de château que le nom, car dans la plupart des cas, il ne s’agit que d’une simple demeure, d’un chai ou d’une fermette. Le visiteur non averti s’attendant à y visiter une succession de forteresses sera déçu car un château à Bordeaux n’est en fait qu’une propriété viticole, ni plus ni moins et la bâtisse qui s’y trouve n’a souvent rien en commun avec les grands palais moyenâgeux. Ceci dit, on y retrouve cependant de véritables bijoux d’architecture. On n’a qu’à penser au Château Pape Clément, au Château Margaux ou au Château Beychevelle, pour n’en nommer que quelques-uns.

Une des principales caractéristiques faisant la distinction du vignoble bordelais est sans aucun doute le fait que la grande majorité des vins sont issus de l’assemblage de plusieurs cépages et les bordelais sont passés maîtres dans cet art. Certains grands vins sont par contre quasiment monocépages, on peut penser à Pétrus (Merlot), au Château Latour (Cabernet Sauvignon), au Château Cheval Blanc (Cabernet Franc) ou encore au Château d’Yqem (Sémillon). Cette pratique est le résultat d’une tradition très ancienne qui prônait la diversité de l’encépagement afin de diminuer les risques de pertes, notamment dues aux maladies, les différentes variétés réagissant différemment autant aux maladies et aux insectes qu’aux dommages relatifs à la météo. Cette pratique a également comme avantage d’étaler dans le temps la cueillette des raisins, les divers cépages arrivant à maturité à des moments différents et ainsi faciliter le travail des vendangeurs. Car, il faut le préciser, les vignobles bordelais sont souvent immenses et les plantations s’étalent à perte de vue.

Quelques spécialités culinaires régionales :

  • Poisson de la Gironde : Alose (grillée sur ceps de vigne).

  • Caviar de la Gironde : Il existe deux pisciculteurs d’esturgeon.

  • Huîtres : Le bassin d’Arcachon est propice à l’élevage des huîtres.

  • Agneau de Pauillac : L’agneau de Pauillac est particulier en ce sens qu’il se nourrit de prés salés et de ce fait, il bénéficie d’une AOC.

  • Sauce bordelaise : La sauce bordelaise traditionnelle est constituée d’échalotes hachées, mignonnette (poivre moulu), thym, laurier, le tout réduit au vin rouge et additionné d’une demi-glace et passé.

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Caractéristiques régionales en chiffres :

  • 6 catégories de vins : rouge, blanc sec, blanc doux (liquoreux), rosé, clairet et crémant.

  • La superficie totale est de plus de 120 000 hectares.

  • La production totale du vignoble est de plus de 5 500 000 hl.

  • 75 % rouge et 25 % blanc (dont 80 % sec).

  • 1 eau-de-vie fine : la Fine Bordeaux.

  • 26 % de la production des appellations françaises (35 % des rouges, 13 % des blancs et 4 % des rosés).

  • 2 % de la surface mondiale de vignes cultivées.

  • 50 % des exportations françaises de vins tranquilles.

  • 4 % des exportations mondiales de vin en volume et 10 % en valeur.

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Historique (dates principales) :

  • 1725, Arrêt du parlement interdisant de nouvelles plantations sans autorisation.

  • 1738, Arrêt du parlement de Bordeaux confirmant les privilèges et prohibant toute falsification.

  • 1744, Arrêt du Conseil d’État interdisant de loger les vins étrangers dans les futailles bordelaises et prohibant le coupage des vins étrangers avec des vins de Bordeaux.

  • 1855, Classement officiel (commandé par Napoléon III) des vins blancs et rouges de la Gironde.

  • 1866, Apparition du Phylloxéra à Floirac.

  • 1932, Premier classement des crus bourgeois du Médoc.

  • 1954, Premier classement des vins de Saint-Émilion.

  • 1956, Grandes gelées menant au renouvellement des plantations.

  • 1959, Classement des vins de Graves.

  • 1973, Reclassement de Mouton-Rothschild. Étiquette illustrée par Picasso.

  • 1987, Création de l’appellation Pessac-Léognan.

  • 1996, Dernières révisions de Saint-Émilion.

  • 2003, Dernier classement officiel des crus bourgeois du Médoc.

  • 2006, Dernier classement des vins de Saint-Émilion.

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Les cépages bordelais et leurs caractéristiques :

Les principaux cépages blancs :

  • Sémillon : Peu fruité, légèrement musqué, arôme de pomme verte (vins secs), cépage propice à la pourriture noble, arômes de miel, cire d’abeille, fruits secs. Le Sémillon représente 80 % de l’encépagement des Sauternes, 35 % à 80 % des grands vins de Graves. Apporte dans l’assemblage de l’ampleur, de la longévité, de la texture et de la souplesse. Il vieillit bien en barrique.

  • Sauvignon : Ce cépage vigoureux est par contre sensible à la coulure. Caractérisé par des arômes floraux en terrains calcaires et arômes plus discrets sur terrains graveleux. Il est fréquemment associé au Sémillon. Pour faire des grands vins : cuves en inox, fermentation à basse température, pressurage rapide pour éviter l’oxydation. Récolté trop tôt : donne trop d’acidité. Trop tard : perte aromatique.

  • Muscadelle : Cépage fragile, il donne des rendements faibles. Caractérisé par des arômes musqués.

Autres cépages : Ugni blanc, Merlot Blanc, Colombard, Mauzac et Ondenc.

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Les principaux cépages rouges :

  • Merlot : Sensible aux gelées ainsi qu’à la pourriture grise. Acidité très faible. Accepte mieux les sols argileux et humides que le Cabernet Sauvignon. Beaucoup de fruits et des tanins souples dans les vins jeunes et arômes épicés, de tabac et de truffes dans les vins plus âgés.

  • Cabernet Sauvignon : Aime les climats chauds. Pousse sur une grande variété de sols. Cépage très vigoureux à bas rendement. Donne des vins colorés et astringents, aptes au vieillissement. Généralement associé au Cabernet Franc et au Merlot.

Autres cépages : Cabernet Franc, Malbec, Carmenère, Petit Verdot.

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Les différentes appellations, régionales, sous-régionales et communales

Pour bien comprendre le vignoble bordelais et ses différentes subtilités, il faut savoir que la grande région se divise et se subdivise, soit en appellations régionales, sous-régionales ou communales. Pour simplifier, c’est comme si on représentait la région sous la forme d’un grand cercle à l’intérieur duquel il y aurait d’autres cercles de plus petite taille, le plus grand étant la région de Bordeaux, plus petit que ce dernier étant la sous-région et l’autre de plus petite taille encore étant l’appellation communale. Donc, tout vin qui est produit à l’intérieur du grand cercle, incluant les cercles plus petits, peut, s’il le désire et s’il rencontre les exigences de l’appellation (encépagement, degré d’alcool, rendement à l’hectare, etc.) être vendu sous l’une ou l’autre des appellations régionales (ex : Bordeaux). Dans un deuxième temps, tout ce qui est inclus dans le second cercle, incluant celui de moindre taille et excluant celui de plus grande taille, peut, s’il le désire et s’il rencontre les exigences de l’appellation (règles plus strictes et plus spécifiques que la première) être vendu sous l’appellation sous-régionale (ex : Médoc). Pour conclure, tout vin produit à l’intérieur du plus petit cercle, excluant ceux de plus grandes tailles, peut être vendu sous l’appellation communale (ex : Pauillac), encore une fois s’il le désire et s’il rencontre les exigences de l’appellation qui sont, une fois de plus, plus rigides et plus spécifiques que celles précédemment décrites. C’est donc le producteur qui décide, pour des raisons économiques, s’il désire vendre son produit sous l’une ou l’autre des appellations. Car il faut savoir qu’ici à Bordeaux, plus que partout ailleurs, le vin est une histoire de gros sous, de spéculation et de marketing. Certaines appellations étant plus douces à l’oreille que d’autres, (on a qu’à penser à l’AOC Bordeaux, qui est une appellation régionale, mais qui est sans doute l’une des appellations les plus connues et prestigieuses à travers le monde) plusieurs producteurs préfèrent vendre leur vin sous l’appellation régionale même s’ils pourraient bénéficier de l’appellation sous-régionale ou même communale. Par contre, un producteur qui a pignon sur rue à Pauillac ou à Margaux, par exemple, serait bien fou de se priver du prestige que représentent ces appellations et des retombées économiques qui viennent avec celles-ci.

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Les appellations régionales (7) :

De loin, le groupe d’appellations bordelaises le plus important en termes de production, avec 48 % de la production totale du bordelais, surtout en appellation Bordeaux rouge et Bordeaux supérieur. Les appellations régionales peuvent donner des vins assez intéressants, à des prix très avantageux. Les rouges sont structurés, élégants, avec une certaine finesse, légèrement tanniques et possèdent un potentiel de garde de quatre à cinq ans en général. Les blancs de l’appellation Bordeaux sont secs, plutôt légers, aux arômes floraux et leur potentiel de garde est de plus ou moins trois ans. Le Bordeaux supérieur a comme particularité d’avoir un degré d’alcool légèrement plus élevé que le « simple » Bordeaux, il est plus structuré que ce dernier et possède un potentiel de vieillissement d’environ six à sept ans. Les rosés, clairets, crémants et autres appellations régionales ont connu une certaine progression ces dernières années, mais ne représentent qu’un petit pourcentage de la production totale du bordelais.

  • Bordeaux, blanc et rouge : Date du décret : 14 novembre 1936.

  • Bordeaux supérieur : (degré d’alcool légèrement plus élevé que l’AOC Bordeaux), rouge principalement, se fait aussi en blanc. Date du décret : 14 octobre 1943.

  • Bordeaux rosé : Date du décret : 14 novembre 1951.

  • Bordeaux supérieur rosé : (degré d’alcool supérieur).

  • Bordeaux clairet : couleur plus soutenue que le rosé. Date du décret : 14 novembre 1951.

  • Bordeaux clairet supérieur : (degré d’alcool supérieur).

  • Crémant de Bordeaux : Blanc (95 %) et rosé (5 %). Date du décret : 3 avril 1990. À noter que cette appellation a remplacé l’ancienne appellation Bordeaux mousseux qui datait du 16 mars 1943.

Les sous-régions et leurs communes :

  • Entre-deux-mers (1 appellation sous-régionale, 8 appellations communales) :

Située entre la Dordogne et la Garonne, le vignoble d’Entre-Deux-Mers est le royaume des vins blancs qu’ils soient secs, moelleux ou liquoreux. Les vins blancs de l’appellation Entre-deux-mers (l’appellation sous-régionale) sont secs aux arômes discrets et plutôt légers avec une acidité plus ou moins marquée. Ils représentent un bon rapport qualité-prix. Souples, assez corsés et relativement tanniques, les rouges sont produits dans seulement trois appellations communales, Graves de Vayres (78 % rouge, 22 % blanc), Premières Côtes de Bordeaux (92 % rouge, 8 % blanc moelleux) et Ste-Foy-Bordeaux (55 % rouge, 45 % blanc moelleux). Les blancs moelleux et liquoreux produits sur les aires d’appellation communales de l’Entre-Deux-Mers sont généralement moins puissants que les Sauternes, mais représentent tout de même des vins aux qualités assez intéressantes.

  • Entre-deux-mers : Date du décret : 31 juillet 1937. Blancs secs uniquement. Vins aux arômes floraux, citronnés, frais et fruités.

  • Entre-deux-mers Haut-Benauge : Date du décret : 31 juillet 1937. Blancs secs. Mêmes qualités que l’Entre-Deux-Mers, peut-être un peu plus complexes.

  • Graves de Vayres : Date du décret : 31 juillet 1937. Rouges (78 %) : Fruités, épicés, légèrement tanniques, souples. Blancs (22 %) : Arômes floraux, frais. Généralement vinifié en sec, mais se fait également en moelleux.

  • Premières Côtes de Bordeaux : Date du décret : 31 juillet 1937, révisé le 10 août 1973. Rouges (92 %) : Vins puissants, charnus et tanniques. Blancs liquoreux et moelleux (8 %) : Arômes floraux, miel.

  • Cadillac : Date du décret : 10 août 1973. Blancs liquoreux. Vins fruités, souples, vifs aux arômes floraux. Belle robe dorée.

  • Loupiac : Date du décret : 11 septembre 1936. Blancs liquoreux. Arômes de fleurs, miel, fruits.

  • Ste-Croix-du-Mont : Date du décret : 11 septembre 1936. Blancs liquoreux. Arômes de fleurs, miel, fruits.

  • Côtes de Bordeaux-St-Macaire : Date du décret : 31 juillet 1937. Blancs demi-secs à moelleux. Souples.

  • Ste-Foy-Bordeaux : Date du décret : 31 juillet 1937. Rouges (85 %) : Vins très semblables à l’appellation régionale Bordeaux. Blancs moelleux (15 %) : Arômes floraux, miel, légers.

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Bourgeais et Blayais (8 appellations) :

Cette sous-région bordelaise située sur la rive droite de la Gironde et de la Dordogne ne bénéficie pas d’autant de notoriété que ses grandes sœurs, pourtant les vins qu’on y produit sont de grande qualité et offerts à des prix plus qu’abordables. L’encépagement ressemble à celui de l’appellation régionale Bordeaux.

  • Blaye ou Blayais : Date du décret : 11 septembre 1936. Ce vignoble fait face au Médoc qui se situe de l’autre côté de la Gironde. Appellation en régression, les producteurs favorisent l’appellation Côtes de Blaye. On y produit principalement des vins blancs secs aux arômes floraux, fruités, légers et frais.

  • Bourg, Bourgeais : Côtes de Bourg : Même zone de production, trois appellations. Date du décret : 11 septembre 1936. Majoritairement rouges. Vins charpentés, tanniques et souples. Très bon rapport qualité-prix.

  • Premières Côtes de Blaye : Date du décret : 11 septembre 1936. Rouge 97 %, blanc 3 %. Rouges aux arômes de fruits rouges, souples moyennement tanniques.

  • Côtes de Blaye : Date du décret : 11 septembre 1936, révisé le 27 février 1995. Surtout des vins blancs. Production en baisse. Cépage prédominant : Colombard (60 à 90 %). Vins secs, nerveux, légers et délicats.

  • Bordeaux Côtes de Francs : Date du décret : 11 septembre 1936, révisé le 26 mai 1967. (98 % rouges, blancs secs à demi-secs : 2 %) rouges assez charpentés.

  • Côtes de Castillon : Date du décret : 14 novembre 1936, dernière révision le 11 juillet 1989. Autrefois en Bordeaux et Bordeaux supérieur, appellation à part entière depuis 1989.

Les vins de Graves (3 appellations) :

  • Graves : Date du décret : 4 mars 1937. Rouge (75 %) : Les vins de Graves rouges sont bouquetés, complexes, plutôt corsés, possédant un bon potentiel de vieillissement. Blanc (25 %) : Les blancs sont secs, puissants et parmi les plus fins du Bordelais.

  • Graves supérieures : Date du décret : 4 mars 1937. Blancs moelleux uniquement. Moins riches que les Sauternes, fruités, agrumes.

  • Pessac-Léognan : Date du décret : 9 septembre 1987. Rouges : 80 %, blancs : 20 %. Les plus grands vins de Graves proviennent de cette appellation communale. Les rouges sont puissants et élégants, les tannins sont présents, mais enveloppés et ronds. Bon potentiel de vieillissement. Les blancs sont fins et délicats, avec assez de corps pour vieillir en barrique.

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Le Sauternais (3 appellations) :

Cépage principal : Sémillon (70 % à 80 %) associé au Sauvignon et un peu de Muscadelle. Une vieille légende prétend qu’un seigneur, préférant la chasse au travail dans les champs, partit pour son sport préféré et laissa les raisins pourrir sur son vignoble. À son retour de la chasse, il constata les « dégâts », mais décida de vinifier son vin quand même. Le résultat fut spectaculaire : un vin riche en sucre, racé, aux arômes floraux, de miel, de vanille, bouqueté et complexe. On doit ce vin légendaire au développement d’un champignon nommé Botrytis cinerea, aussi appelé pourriture noble. Celui-ci se développe à l’automne lors de brumes matinales suivies d’après-midi ensoleillés. Il atteint principalement le Sémillon, cépage sensible à la pourriture noble. Le Château D’Yquem règne en grand seigneur sur cette région magnifique.

  • Sauternes : Date du décret : 30 septembre 1936. Cinq communes : Sauternes, Fargues, Bommes, Barsac, et Preignac. Robe dorée, arômes floraux, complexes, miel, pain grillé, vanille, orange confite et épices douces. Rond, plein, racé et puissant.

  • Barsac : Date du décret : 11 septembre 1936. Moins riche que le Sauternes. Les vins produits sur l’aire d’appellation Barsac peuvent bénéficier de l’appellation Sauternes.

  • Cérons : Date du décret : 11 septembre 1936. Moins riche, moins puissant que Barsac.

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Le Libournais (10 appellations) :

Situé sur la rive droite de la Dordogne, le Libournais possède un terroir propice à la culture de grands vins rouges charpentés. Le Merlot y a trouvé une terre d’élection. Le Cabernet Franc est le deuxième cépage d’importance de la région après le Merlot. Les autres cépages sont le Cabernet Sauvignon et le Malbec. Fait important à noter : on y produit uniquement des vins rouges. Certains producteurs peuvent vinifier en blanc, en rosé ou autres, mais ceux-ci doivent vendre leurs produits sous les appellations régionales. Cette sous-région est divisée en 10 appellations communales, mais, fait à noter, aucun vin ne porte le nom de la région qui les englobe.

  • Saint-Émilion : Date du décret : 14 novembre 1936, révisé le 11 janvier 1984. Rouges, aromatiques, arômes de fruits rouges, sous-bois. Charpentés, tanniques, mais souples.

  • Saint-Émilion Grand Cru : Date du décret : 14 novembre 1936, révisé le 11 janvier 1984. Même région géographique que Saint-Émilion. Il s’agit d’une sélection de châteaux et domaines ayant fait l’objet d’un classement et non d’une aire géographique. Plus expressifs et complexes que les Saint-Émilion. Deux types de terroirs : les vins de côtes (coteaux argilo-calcaires) les plus nombreux. Donnent des vins charnus et corsés. Les vins de graves (graves alluvionnaires et sableuses) proche de Pomerol, plus souples et fins.

  • Lussac-Saint-Émilion : Date du décret : 14 novembre 1936. Arômes fruités, souples et tanniques à la fois. On retrouve deux types de terroirs : les vins de côtes (plus corsés) et les vins de graves (plus souples).

  • Montagne Saint-Émilion : Date du décret : 14 novembre 1936. Vins généreux, souples, aux arômes de fruits rouges, réglisse, truffe.

  • Saint-Georges-Saint-Émilion : Date du décret : 14 novembre 1936. Caractéristiques semblables au Montagne Saint-Émilion.

  • Puisseguin-Saint-Émilion : Date du décret : 14 novembre 1936. Vins charpentés, tanniques, aux arômes de fruits rouges, possédant un bon potentiel de vieillissement.

  • Pomerol : Date du décret : 8 décembre 1936. Sol riche en oxyde de fer. Arômes de fruits rouges, violettes et truffes. Remarquablement complexes, les vins de Pomerol sont bien structurés, fins, souples et élégants. Contrairement à la plupart des grandes appellations bordelaises, il n’y a pas de classement officiel pour cette appellation. On peut facilement penser que Pétrus, un des plus grands parmi les plus grands, aurait trôné au sommet d’un tel classement.

  • Lalande de Pomerol : Date du décret : 8 décembre 1936. Même style que Pomerol, mais moins puissants.

  • Fronsac : Date du décret : 4 mars 1937. Vins souples, tanniques et charpentés, aux notes de vanille et d’épices.

  • Canon-Fronsac : Date du décret : 1er juillet 1939. Autrefois appelée Côtes de Fronsac, mais a changé de nom en 1976. Les vins produits sur cette aire d’appellation ressemblent à ceux de Fronsac en plus corsés.

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Le Médoc (8 appellations) :

Médoc veut dire Pays du Milieu. Probablement la sous-région la plus prestigieuse du bordelais. Il s’agit d’une presqu’île située au nord-ouest de la ville de Bordeaux, longeant la Gironde sur une distance de 80 km par 5 km de large. Le Médoc bénéficie d’une protection contre les vents en provenance de l’Atlantique grâce à la forêt de pins qui longe le vignoble. L’océan Atlantique et la Gironde agissent comme régulateurs thermiques et créent un microclimat favorisant la culture de la vigne. Les écarts de température sont faibles et la région profite d’un bon ensoleillement, ce qui permet une bonne maturité des raisins, autant de facteurs favorisant la qualité de la récolte. Elle jouit d’un sol assez pauvre, constitué de graves et d’assises marno-calcaires, ce qui permet un bon drainage et favorise le développement du réseau racinaire. Il existe deux appellations sous-régionales (Médoc et Haut-Médoc) et six appellations communales. Comme dans le Libournais, seuls les vins rouges peuvent bénéficier des différentes appellations communales ou sous-régionales.

Les cépages principaux :

  • Cabernet Sauvignon : Cépage principal de la sous-région. Il apporte le potentiel de vieillissement à l’assemblage.

  • Cabernet Franc : Apporte la richesse au bouquet.

  • Merlot : Apporte le moelleux, la délicatesse.

  • Petit Verdot : (en faible proportion) Apporte le corps et la couleur.

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  • Médoc : Date du décret : 14 novembre 1936. Principalement situé dans le Bas-Médoc (au Nord). Fait important à signaler : contrairement aux autres appellations médocaises, majoritairement plantées en Cabernet Sauvignon, ici c’est le Merlot qui domine l’encépagement. Donne des vins structurés, harmonieux, tanniques mais souples.

  • Haut-Médoc : Date du décret : 14 novembre 1936. Donne des vins d’une grande finesse, généreux, complexes et plus structurés que ceux du Médoc. La présence du Cabernet Sauvignon se fait sentir.

  • Saint-Estèphe : Date du décret : 11 septembre 1936. L’appellation communale la plus au nord. Vins aromatiques, très corsés et tanniques. Cinq crus classés proviennent de cette appellation communale.

  • Pauillac : Date du décret : 14 novembre 1936. Capitale du Médoc viticole. 18 crus classés proviennent de cette appellation communale dont 3 premiers crus. Vins charnus, corsés, distingués, complexes, charpentés et fins, aux arômes de fruits rouges, sous-bois, vanille et réglisse. Le royaume du Cabernet Sauvignon.

  • Saint-Julien : Date du décret : 14 novembre 1936. Situé entre Pauillac et Margaux, les vins de cette commune possèdent à la fois le corps propre aux vins de Pauillac et l’élégance propre aux Margaux. 11 crus classés proviennent de cette appellation communale.

  • Listrac : Date du décret : 8 juin 1957. Donne des vins aux arômes de fruits mûrs, charnus et charpentés.

  • Moulis : Date du décret : 14 mai 1938. Les terroirs sont si variés qu’on dit de cette appellation qu’elle est la synthèse de toutes les appellations du Médoc. Donne des vins très bouquetés et de belle structure.

  • Margaux : Date du décret : 10 août 1954. L’appellation la plus au sud du Médoc. L’appellation s’étend sur 5 communes, dont Margaux. 21 crus classés proviennent de cette appellation communale. Allient puissance et souplesse.

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Les crus classés du Médoc :

Le classement officiel des crus classés du Médoc, Graves et Sauternais date de 1855. C’est Napoléon III qui demanda qu’on établisse un classement dans le cadre de l’exposition universelle. Le classement fut décidé en se basant principalement sur les prix courants de l’époque. Ce classement n’a été modifié qu’une seule fois, soit en 1973 alors que le Château Mouton Rothschild fût élevé d’un rang, passant de deuxième cru classé à premier cru classé. Bien que contesté par plusieurs aujourd’hui (certains vignobles ont été morcelés, vendus et revendus à plusieurs reprises et l’encépagement, dans plusieurs cas, n’est plus le même) il demeure néanmoins une référence en la matière. À noter qu’un seul vin ne provient pas du Médoc et c’est le Château Haut-Brion qui provient de Pessac-Léognan.

Premier cru classé :

  • Château Haut-Brion, Pessac-Léognan

  • Château Lafite Rothschild, Pauillac

  • Château Latour, Pauillac

  • Château Margaux, Margaux

  • Château Mouton Rothschild, Pauillac

Deuxième cru classé :

  • Château Brane-Cantenac, Margaux

  • Château Cos d´Estournel, Saint-Estèphe

  • Château Ducru-Beaucaillou, Saint-Julien

  • Château Dufort-Vivens, Margaux

  • Château Gruaud Larose, Saint-Julien

  • Château Lascombes, Margaux

  • Château Léoville Las Cases, Saint-Julien

  • Château Léoville Poyferré, Saint-Julien

  • Château Léoville Barton, Saint-Julien

  • Château Montrose, Saint-Estèphe

  • Château Pichon Longueville Baron de Pichon, Pauillac

  • Château Pichon Longueville Comtesse de Lalande, Pauillac

  • Château Rausan-Ségla, Margaux

  • Château Rauzan-Gassies, Margaux

Troisième cru classé :

  • Château Boyd-Cantenac, Margaux

  • Château Calon-Ségur, Saint-Estèphe

  • Château Cantenac Brown, Margaux

  • Château Desmirail, Margaux

  • Château Ferrière, Margaux

  • Château Giscours, Margaux

  • Château d´Issan, Margaux

  • Château Kirwan, Margaux

  • Château Lagrange, Saint-Julien

  • Château La Lagune, Haut-Médoc

  • Château Langoa Barton, Saint-Julien

  • Château Malescot Saint Exupéry, Margaux

  • Château Marquis d´Alesme Becker, Margaux

  • Château Palmer, Margaux

Quatrième cru classé :

  • Château Beychevelle, Saint-Julien

  • Château Branaire-Ducru, Saint-Julien

  • Château Duhart-Milon-Rothschild, Pauillac

  • Château Lafon-Rochet, Saint-Estèphe

  • Château La Tour Carnet, Haut-Médoc

  • Château Marquis de Terme, Margaux

  • Château Pouget, Margaux

  • Château Prieuré-Lichine, Margaux

  • Château Saint-Pierre, Margaux

  • Château Talbot, Saint-Julien

Cinquième cru classé :

  • Château d´Armailhac, Pauillac

  • Château Batailley, Pauillac

  • Château Belgrave, Haut-Médoc

  • Château Camensac, Haut-Médoc

  • Château Cantemerle, Haut-Médoc

  • Château Clerc Milon, Pauillac

  • Château Cos Labory, Saint-Estèphe

  • Château Croizet-Bages, Pauillac

  • Château Dauzac, Margaux

  • Château Grand-Puy Ducasse, Pauillac

  • Château Grand-Puy-Lacoste, Pauillac

  • Château Haut-Bages Libéral, Pauillac

  • Château Haut-Batailley, Pauillac

  • Château Lynch-Bages, Pauillac

  • Château Lynch-Moussas, Pauillac

  • Château Pedesclaux, Pauillac

  • Château Pontet-Canet, Pauillac

  • Château du Tertre, Margaux

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Les crus Bourgeois du Médoc (dernière révision : 2003)

Le classement des crus bourgeois du Médoc fut établi pour la première fois en 1932 par cinq courtiers en vins dans le but de compléter le classement officiel de 1855. En 1962, on créa le syndicat des crus bourgeois. Le syndicat impose alors certaines conditions strictes pour l’obtention de cette mention : 1) la propriété doit provenir d’une des huit appellations du Médoc; 2) Le nombre d’hectares minimum de la propriété doit être de sept; 3) La récolte doit être vinifiée et élevée en cave particulière. À l’origine, 444 propriétés figuraient au palmarès, ce nombre passa à 419 en 1979 alors qu’à la dernière révision de juin 2003 (à l’occasion du salon VINEXPO) il diminua considérablement passant alors à 247. Ce classement est divisé en trois catégories : Cru Bourgeois, Cru Bourgeois Supérieur et Cru Bourgeois exceptionnel. Certaines maisons prestigieuses ont refusé de participer à ce classement, jugeant le concept trop subjectif. Les Châteaux Sociando-Mallet, Bel-Air, Marquis d'Aligre et Gloria, pour ne nommer que ces trois châteaux, auraient eu de bonnes chances de figurer dans le haut du classement.

Cru Bourgeois Exceptionnel (9)

  • Château Chasse-Spleen, Moulis

  • Château Haut-Marbuzet, Saint-Estèphe

  • Château Labegorce Zédé, Margaux

  • Château Les Ormes de Pez, Saint-Estèphe

  • Château de Pez, Saint-Estèphe

  • Château Phélan Ségur, Saint-Estèphe

  • Château Potensac, Médoc

  • Château Poujeaux, Moulis

  • Château Siran, Margaux

Cru Bourgeois Supérieur (87)

  • Château Agassac, Haut-Médoc

  • Château Angludet, Margaux

  • Château Anthonic, Moulis

  • Château Arche, Haut-Médoc

  • Château Arnauld, Haut-Médoc

  • Château Arsac, Margaux

  • Château Beaumont, Haut-Médoc

  • Château Beau-Site, Saint-Estèphe

  • Château Biston-Brillette, Moulis

  • Château Le Boscq, Saint-Estèphe

  • Château Bournac, Médoc

  • Château Brillette, Moulis

  • Château Cambon-la-Pelouse, Haut-Médoc

  • Château Cap-Léon-Veyrin, Listrac

  • Château La Cardonne, Médoc

  • Château Caronne-Sainte-Gemme, Haut-Médoc

  • Château Castéra, Médoc

  • Château Chambert-Marbuzet, Saint-Estèphe

  • Château Charmail, Haut-Médoc

  • Château Cissac, Haut-Médoc

  • Château Citran, Haut-Médoc

  • Château Clarke, Listrac

  • Château Clauzet, Saint-Estèphe

  • Château Clément-Pichon, Haut-Médoc

  • Château Colombier-Monpelou, Pauillac

  • Château Coufran, Haut-Médoc

  • Château Le Crock, Saint-Estèphe

  • Château Dutruch-Grand-Poujeaux, Moulis

  • Château d'Escurac, Médoc

  • Château Fonbadet, Pauillac

  • Château Fonréaud, Listrac

  • Château Fourcas-Dupré, Listrac

  • Château Fourcas-Hosten, Listrac

  • Château Fourcas-Loubaney, Listrac

  • Château Château du Glana, Saint-Julien

  • Château Les Grands-Chênes, Médoc

  • Château Gressier-Grand-Poujeaux, Moulis

  • Château Greysac, Médoc

  • Château La Gurgue, Margaux

  • Château Hanteillan, Haut-Médoc

  • Château Haut-Bages-Monpelou, Pauillac

  • Château La Haye, Saint-Estèphe

  • Château Labégorce, Margaux

  • Château Lachesnaye, Haut-Médoc

  • Château de Lamarque, Haut-Médoc

  • Lamothe-Bergeron, Haut-Médoc

  • Lanessan, Haut-Médoc

  • Château Larose-Trintaudon, Haut-Médoc

  • Château Lestage, Listrac

  • Château Lestage-Simon, Haut-Médoc

  • Château Lilian-Ladouys, Saint-Estèphe

  • Château Liversan, Haut-Médoc

  • Château Loudenne, Médoc

  • Château Malescasse, Haut-Médoc

  • Château de Malleret, Haut-Médoc

  • Château Maucaillou, Moulis

  • Château Maucamps, Haut-Médoc

  • Château Mayne-Lalande, Listrac

  • Château Meyney, Saint-Estèphe

  • Château Monbrison, Margaux

  • Château Moulin-à-Vent, Moulis

  • Château Moulin-de-la-Rose, Saint-Julien

  • Château Les Ormes-Sorbet, Médoc

  • Château Paloumey, Haut-Médoc

  • Château Patache-dAux, Médoc

  • Château Paveil-de-Luze, Margaux

  • Château Petit-Bocq, Saint-Estèphe

  • Château Pibran, Pauillac

  • Château Ramage-la-Bâtisse, Haut-Médoc

  • Château Reysson, Haut-Médoc

  • Château Rollan-de-By, Médoc

  • Château Saransot-Dupré, Listrac

  • Château Ségur, Haut-Médoc

  • Château Sénéjac, Haut-Médoc

  • Château Soudars, Haut-Médoc

  • Château du Taillan, Haut-Médoc

  • Château Terrey-Gros-Caillou, Saint-Julien

  • Château La Tour-de-By, Médoc

  • Château Tour-de-Marbuzet, Saint-Estèphe

  • Château Tour-de-Mons, Margaux

  • Château Tour-de-Pez, Saint-Estèphe

  • Château Tour-du-Haut-Moulin, Haut-Médoc

  • Château Tour-Haut-Caussan, Médoc

  • Château Tronquoy-Lalande, Saint-Estèphe

  • Château Verdignan, Haut-Médoc

  • Château Vieux-Robin, Médoc

  • Château Villegeorge, Haut-Médoc

Cru Bourgeois (151)

  • Château Andron-Blanquet, Saint-Estèphe

  • Château Aney, Haut-Médoc

  • Château Arcins, Haut-Médoc

  • Château Argenteyre, Médoc

  • Château d'Aurilhac, Haut-Médoc

  • Château Balac, Haut-Médoc

  • Château Barateau, Haut-Médoc

  • Château Bardis, Haut-Médoc

  • Château Barreyres, Haut-Médoc

  • Château Baudan, Listrac

  • Château Beau-Site-Haut-Vignoble, Saint-Estèphe

  • Château Bégadanet, Médoc

  • Château Bel-Air, Saint-Estèphe

  • Château Bel-Air, Haut-Médoc

  • Château Bel-Orme-Tronquoy-de-Lalande, Haut-Médoc

  • Château Bel-Air-Lagrave, Moulis

  • Château des Belles-Graves, Médoc

  • Château Bessan-Ségur, Médoc

  • Château Bibian, Listrac

  • Château Blaignan, Médoc

  • Château Le Boscq, Médoc

  • Château Le Bourdieu, Médoc

  • Château Le Bourdieu-Vertheuil, Haut-Médoc

  • Château de Braude, Haut-Médoc

  • Château du Breuil, Haut-Médoc

  • Château La Bridane, Saint-Julien

  • Château des Brousteras, Médoc

  • Château des Cabans, Médoc

  • Château Cap-de-Haut, Haut-Médoc

  • Château Capbern-Gasqueton, Saint-Estèphe

  • Château Chantelys, Médoc

  • Château La Clare, Médoc

  • La Commanderie, Saint-Estèphe

  • Le Coteau, Margaux

  • Château Coutelin-Merville, Saint-Estèphe

  • Château de la Croix, Médoc

  • Château Dasvin-Bel-Air, Haut-Médoc

  • Château David, Médoc

  • Château Devise-dArdilley, Haut-Médoc

  • Château Deyrem-Valentin, Margaux

  • Château Dillon, Haut-Médoc

  • Château Domeyne, Saint-Estèphe

  • Château Donissan, Listrac

  • Château Ducluzeau, Listrac

  • Château Duplessis, Moulis

  • Château Duplessis-Fabre, Moulis

  • Château Duthil, Haut-Médoc

  • Château l'Ermitage, Listrac

  • Château d'Escot, Médoc

  • Château La Fleur-Milon, Pauillac

  • Château La Fleur-Peyrabon, Pauillac

  • Château La Fon-du-Berger, Haut-Médoc

  • Château Fontesteau, Haut-Médoc

  • Château Fontis, Médoc

  • Château La Galiane, Margaux

  • Château de Gironville, Haut-Médoc

  • Château La Gorce, Médoc

  • Château La Gorre, Médoc

  • Château Grand-Clapeau-Olivier, Haut-Médoc

  • Château Grandis, Haut-Médoc

  • Château Granins-Grand-Poujeaux, Moulis

  • Château Grivière, Médoc

  • Château Haut-Beauséjour, Saint-Estèphe

  • Château Haut-Bellevue, Haut-Médoc

  • Château Haut-Breton-Larigaudière, Margaux

  • Château Haut-Canteloup, Médoc

  • Château Haut-Madrac, Haut-Médoc

  • Château Haut-Maurac, Médoc

  • Château Houissant, Saint-Estèphe

  • Château Hourbanon, Médoc

  • Château Hourtin-Ducasse, Haut-Médoc

  • Château Labadie, Médoc

  • Château Ladouys, Saint-Estèphe

  • Château Laffitte-Carcasset, Saint-Estèphe

  • Château Laujac, Médoc

  • Château Lafon, Médoc

  • Château Lalande, Listrac

  • Château Lalande, Saint-Julien

  • Château Lamothe-Cissac, Haut-Médoc

  • Château Larose-Perganson, Haut-Médoc

  • Château Larrivaux, Haut-Médoc

  • Château Larruau, Margaux

  • Château Laujac, Médoc

  • Château La Lauzette-Declercq, Listrac

  • Château Leyssac, Saint-Estèphe

  • Château Lieujean, Haut-Médoc

  • Château Liouner, Listrac

  • Château Lousteauneuf, Médoc

  • Château Magnol, Haut-Médoc

  • Château Marbuzet, Saint-Estèphe

  • Château Marsac-Séguineau, Margaux

  • Château Martinens, Margaux

  • Château Maurac, Haut-Médoc

  • Château Mazails, Médoc

  • Château Le Meynieu, Haut-Médoc

  • Château Meyre, Haut-Médoc

  • Château Les Moines, Médoc

  • Château Mongravey, Margaux

  • Château Monteil-dArsac, Haut-Médoc

  • Château Morin, Saint-Estèphe

  • Château du Moulin-Rouge, Haut-Médoc

  • Château La Mouline, Moulis

  • Château Muret, Haut-Médoc

  • Château Noaillac, Médoc

  • Château du Périer, Médoc

  • Château Le Pey, Médoc

  • Château Peyrabon, Haut-Médoc

  • Château Peyredon-Lagravette, Listrac

  • Château Peyre-Lebade, Haut-Médoc

  • Château Picard, Saint-Estèphe

  • Château Plantey, Pauillac

  • Château Poitevin, Médoc

  • Château Pomys, Saint-Estèphe

  • Château Pontac-Lynch, Margaux

  • Château Pontey, Médoc

  • Château Pontoise-Cabarrus, Haut-Médoc

  • Château Puy-Castéra, Haut-Médoc

  • Château Ramafort, Médoc

  • Château du Raux, Haut-Médoc

  • Château La Raze-Beauvallet, Médoc

  • Château du Retout, Haut-Médoc

  • Château Reverdi, Listrac

  • Château Roquegrave, Médoc

  • Château Saint-Ahon, Haut-Médoc

  • Château Saint-Aubin, Médoc

  • Château Saint-Christophe, Médoc

  • Château Saint-Estèphe, Saint-Estèphe

  • Château Saint-Hilaire, Médoc

  • Château Saint-Paul, Haut-Médoc

  • Château Segue-Longue, Médoc

  • Château Ségur-de-Cabanac, Saint-Estèphe

  • Château Semeillan-Mazeau, Listrac

  • Château Senilhac, Haut-Médoc

  • Château Sipian, Médoc

  • Château Tayac, Margaux

  • Château Le Temple, Médoc

  • Château Teynac, Saint-Julien

  • Château La Tonnelle, Haut-Médoc

  • Château Tour-Blanche, Médoc

  • Château La Tour-de-Bessan, Margaux

  • Château La Tour-des-Termes, Saint-Estèphe

  • Château Tour-du-Roc, Haut-Médoc

  • Château Tour-Prignac, Médoc

  • Château Tour-Saint-Bonnet, Médoc

  • Château Tour-Saint-Fort, Saint-Estèphe

  • Château Tour-Saint-Joseph, Haut-Médoc

  • Château Trois-Moulins, Haut-Médoc

  • Château Les Tuileries, Médoc

  • Château Vernous, Médoc

  • Château Vieux-Château-Landon, Médoc

  • Château Villambis, Haut-Médoc

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Classement de Saint-Émilion (1996) :

Le premier classement officiel des vins de Saint-Émilion a vu le jour en 1959. Par décret, ce classement doit être révisé tous les dix ans, mais dans les faits, il fut révisé en 1969, 1985 et 1996. Il a été révisé en 2006, c’est pourquoi vous trouverez les deux classements puisque les vins de 2006 ne sont pas disponibles pour le moment. Nous souhaitons bonne chance au comité chargé de faire cette sélection car celle-ci ne sera pas facile à faire compte tenu de l’amélioration en qualité d’un grand nombre de propriétés.

Premier Grand Cru Classé A

  • Château Ausone

  • Château Cheval Blanc

Premier Grand Cru Classé B

  • Château Angélus

  • Château Beau-Séjour Bécot

  • Château Beauséjour (Duffau-Lagarosse)

  • Château Belair

  • Château Canon

  • Château Figeac

  • Château La Gaffelière

  • Château Magdelaine

  • Château Pavie

  • Château Trottevieille

  • Clos Fourtet

Grand cru classé

  • Château Balestard-La-Tonnelle

  • Château Bellevue

  • Château Bergat

  • Château Berliquet

  • Château Cadet Bon

  • Château Cadet-Piola

  • Château Canon-La-Gaffelière

  • Château Cap de Mourlin

  • Château Chauvin

  • Château Clos des Jacobins

  • Château Corbin

  • Château Corbin-Michotte

  • Château Curé Bon

  • Château Dassault

  • Château Faurie-de-Souchard

  • Château Fonplégade

  • Château Fonroque

  • Château Franc-Mayne

  • Château Grand-Mayne

  • Château Grand-Pontet

  • Château Guadet-Saint-Julien

  • Château Haut-Corbin

  • Château Haut Sarpe

  • Château L´Arrosée

  • Château La Clotte

  • Château La Clusière

  • Château La Couspaude

  • Château La Dominique

  • Château La Serre

  • Château La Tour-du-Pin-Figeac (Giraud-Belivier)

  • Château La Tour du Pin Figeac (Moueix)

  • Château La Tour-Figeac

  • Château La Marzelle

  • Château Laniote

  • Château Larcis-Ducasse

  • Château Larmande

  • Château Laroque

  • Château Laroze

  • Château Le Prieuré

  • Château Les Grandes Murailles

  • Château Matras

  • Château Moulin du Cadet

  • Château Pavie-Decesse

  • Château Pavie-Macquin

  • Château Petit-Faurie-de-Soutard

  • Château Ripeau

  • Château Saint-Georges-Côte-Pavie

  • Château Soutard

  • Château Tertre Daugay

  • Château Toplong-Mondot

  • Château Villemaurine

  • Château Yon-Figeac

  • Clos de l'Oratoire

  • Clos Saint-Martin

  • Couvent des Jacobins

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Nouveau classement de Saint-Émilion (2006)

Premier Grand Cru Classé A (2)

  • Château Ausone

  • Château Cheval Blanc

Premier Grand Cru Classé B (13)

  • Château Angélus

  • Château Beau-Séjour Bécot

  • Château Beauséjour (Duffau-Lagarosse)

  • Château Bélair

  • Château Canon

  • Château Figeac

  • Château La Gaffelière

  • Château Magdelaine

  • Château Pavie

  • Château Pavie-Macquin

  • Château Troplong-Mondot

  • Château Trottevieille

  • Clos Fourtet

Grand Cru Classé (46)

  • Château Balestard-La-Tonnellle

  • Château Bellefont-Belcier

  • Château Bergat

  • Château Berliquet

  • Château Cadet-Piola

  • Château Canon-La-Gaffelière

  • Château Cap de Mourlin

  • Château Chauvin

  • Château Clos des Jacobins

  • Château Corbin

  • Château Corbin-Michotte

  • Château Dassault

  • Château Destieux

  • Château Fleur-Cardinale

  • Château Fonplégade

  • Château Fonroque

  • Château Franc-Mayne

  • Château Grand Corbin

  • Château Grand Corbin-Despagne

  • Château Grand-Mayne

  • Château Grand-Pontet

  • Château Haut-Corbin

  • Château Haut-Sarpe

  • Château L’Arrosée

  • Château La Clotte

  • Château La Couspaude

  • Château La Dominique

  • Château La Serre

  • Château La Tour-Figeac

  • Château Laniote

  • Château Larcis-Ducasse

  • Château Larmande

  • Château Laroque

  • Château Laroze

  • Château Le Prieuré

  • Château Les Grandes-Murailles

  • Château Matras

  • Château Monbousquet

  • Château Moulin du Cadet

  • Château Pavie-Decesse

  • Château Ripeau

  • Château Saint-Georges-Côte-Pavie

  • Château Soutard

  • Clos de l’Oratoire

  • Clos Saint-Martin

  • Couvent des Jacobins

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Classement des vins de Graves :

Ce classement a été révisé en 1959 et créé pour la première fois en 1953. Fait à noter : toutes les propriétés qui font partie de cette liste se retrouvent sur l’aire d’appellation Pessac-Léognan alors que cette appellation n’était pas encore créée lorsque le classement officiel fut établi. Autre fait notable : certaines propriétés se sont vu accorder un classement pour leur rouge uniquement, d’autres pour leur blanc alors que pour certains les deux sont représentés. Encore une fois, cette liste est contestée par plusieurs du fait que certaines propriétés de prestige n’y figurent pas et que certaines y figurant déjà en rouge n’y figurent pas en blanc alors qu’elles devraient y être.

Crus Classés :

  • Château Bouscaut, rouge et blanc

  • Château Carbonnieux, rouge et blanc

  • Château Couhins-Lurton, blanc

  • Château Fieuzal, rouge

  • Château Haut-Bailly, rouge

  • Château Haut-Brion, rouge

  • Château la Tour Haut-Brion, rouge

  • Château Latour-Martillac, rouge et blanc

  • Château La Mission Haut-Brion, rouge

  • Château Malartic-Lagravrière, rouge et blanc

  • Château Olivier, rouge et blanc

  • Château Pape Clément, rouge

  • Château Smith Haut-Lafitte, rouge

  • Domaine De Chevalier, rouge et blanc

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Classement des Sauternes :

Le classement officiel des vins de Sauternes a vu le jour en même temps que ceux du Médoc soit en 1855 dans le cadre de l’exposition universelle. Il n’a jamais été revu depuis. On y retrouve un seul premier cru supérieur, le fameux Château d’Yquem, 11 premiers crus et 14 seconds crus. À noter qu’on y retrouve plusieurs châteaux provenant de la commune de Barsac, les vins issus de cette commune ayant le privilège de bénéficier de l’appellation Sauternes. Comme dans le cas des classements précédents, celui-ci est contesté par plusieurs et plusieurs vins sont surclassés alors que d’autres n’y figurant pas mériteraient d’y être.

Premier cru supérieur :

  • Château D'Yquem, Sauternes

Premier cru :

  • Château Climens, Barsac

  • Château Clos Haut-Peyraguey, Sauternes

  • Château Coutet, Barsac

  • Château Guiraud, Sauternes

  • Château Lafaurie-Peyraguey, Sauternes

  • Château Rabaud-Promis, Sauternes

  • Château Rayne Vigneau, Sauternes

  • Château Rieussec, Sauternes

  • Château Sigalas-Rabaud, Sauternes

  • Château Suduiraut, Sauternes

  • Château La Tour Blanche, Sauternes

Second cru :

  • Château D´Arche, Sauternes

  • Château Broustet, Barsac

  • Château Caillou, Barsac

  • Château Doisy Däne, Barsac

  • Château Doisy Dubroca, Barsac

  • Château Doisy Védrines, Barsac

  • Château Filhot, Sauternes

  • Château Lamothe, Sauternes

  • Château Lamothe Guignard, Sauternes

  • Château De Myrat, Sauternes

  • Château De Malle, Sauternes

  • Château Nairac, Barsac

  • Château Romer du Hayot, Sauternes

  • Château Suau, Barsac

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Jean-Louis Doucet
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