La chronique vinicole

La viticulture au Québec

« Du vin au Québec? Mais ils sont fous ces québécois! » se serait écrié Obélix en apprenant qu’il se fait du vin, et du bon, dans la province de Québec. Il faut effectivement être un peu fou pour faire pousser de la vigne ici. Fou, mais surtout passionné. Ce rêve utopique qu’avaient quelques-uns d’entre eux dans les années 1980 s’est avéré avec le temps une idée pas si saugrenue que cela. Il faut dire que la vigne pousse naturellement au Québec depuis longtemps. Étonné de voir que la vigne y poussait en abondance, Jacques Cartier baptisa l’Île d’Orléans, l’Île de Bacchus, lorsqu’il y mit les pieds. Plus tard, Samuel de Champlain importa des vignes françaises, mais sans grand succès, les vignes ayant du mal à s’adapter aux rigueurs climatiques. Les Jésuites et les Sulpiciens qui avaient besoin de vin pour célébrer la messe ont fait des essais au début du XVIIe siècle, mais le vin qu’on en tirait était âcre. La vigne poussait donc abondamment en Nouvelle-France, mais il ne s’agissait pas de vitis vinifera, mais bien de vitis riparia. Il fallut attendre au XIXe siècle pour que la viticulture connaisse un certain essor au Québec. Les nouveaux cépages hybrides en provenance des États-Unis surtout, mieux adaptés aux rigueurs climatiques firent leur apparition. Mais les hivers québécois eurent le dessus sur la vigne, et l’ensemble du vignoble qui occupait autour de cent acres de terrain entre 1870 et 1880 s’éteignit peu à peu pour ne refaire surface que dans les années 1980. Mais le chemin parcouru par les irréductibles vignerons du Québec fut parsemé d’embûches. Au bout d’un long et difficile combat contre le gouvernement du Québec, digne de David contre Goliath, cinq vignerons québécois réussirent à obtenir un permis de production artisanale de vin. Pendant que leur voisin ontarien libérait des sommes considérables pour favoriser le développement de la viticulture dans la péninsule du Niagara, le gouvernement québécois imposait des mesures contraignantes pour les viticulteurs d’ici. Parmi celles-là, notons-en quelques-unes :

  • Taxe spéciale de 30 % s’ajoutant à la taxe provinciale déjà en vigueur (10 %)
  • Vente limitée au vignoble seulement
  • Interdiction de vendre des dégustations à moins de posséder un permis d’alcool, autant à l’intérieur qu’à l’extérieur
  • Interdiction d’employer des termes utilisés en Europe comme « Clos », « Domaine », « Primeur », etc.
  • Défense de faire déguster dans les foires agricoles ou alimentaires
  • Interdiction de vendre à la SAQ sans passer par le département d’importation
  • Interdiction de faire la livraison même si c’est le client qui paye pour celle-ci
  • Interdiction d’acheter des raisins d’un vignoble voisin
  • Interdiction de vendre aux restaurateurs

Tout pour conserver le monopole détenu par la SAQ, quoi! Heureusement, les mesures se sont assouplies, mais il reste beaucoup à faire. Personnellement, le seul assouplissement attribué par le gouvernement du Québec aux viticulteurs d’ici, qui m'irrite un peu, concerne le fait que les producteurs ne sont plus tenus de produire 100 % des fruits entrant dans leurs boissons. La loi oblige le producteur à produire 50 % sur place, 35 % en provenance d’autres producteurs du Québec que le raisin soit transformé ou non (jusqu’ici ce n’est pas si mal) et 15 % en provenance de n’importe où dans le monde (oups! c’est là que ça achoppe en ce qui me concerne). Au diable la typicité, mais je comprends la motivation économique des producteurs.

La viticulture québécoise connaît un boum assez spectaculaire ces dernières années. Avec une production qui tourne autour d’un million de bouteilles par an pour une cinquantaine de vignobles. Nous sommes loin de la production ontarienne et nous ne serons jamais une région productrice de premier plan dans le monde non plus, mais assez cependant pour prétendre être un produit agro-touristique d’importance pour la province. Donc, de plus en plus, on s’arrache les produits du terroir d’ici, d’autant plus qu’ils sont de mieux en mieux faits. Les foires agroalimentaires foisonnent et le nombre de producteurs ne cesse de s’accroître. Les techniques de viticulture et de vinification se sont raffinées. Les œnologues réussissent à faire des prouesses impressionnantes malgré les contraintes climatiques. Certains réussissent à faire pousser des cépages qui autrefois n’auraient jamais été en mesure de pousser ici. On tente de faire des essais avec le Pinot-noir et le Chardonnay, avec un certain succès avec ce dernier et même avec le Cabernet-franc et le Merlot. On voit se pointer à l’horizon ce qui se rapproche d’une typicité surtout avec les vendanges tardives et vins de glace à base de Vidal. Plusieurs d’entre eux élaborent des vins et produits dérivés du vin qui font l’originalité du vignoble et de la région d’où ils sont issus. On commence à reconnaître la signature du terroir québécois. Bref, tout semble aller pour le mieux dans le meilleur des mondes.

Les cépages

Les cépages qui donnent les meilleurs rendements qualitatifs sont les cépages hybrides adaptés aux rigueurs des hivers québécois. On fait également des essais, dans certains cas assez intéressants, avec des cépages nobles comme le Pinot-noir, le Chardonnay et le Gamay. Les blancs ont la cote, comparativement aux rouges et ils donnent les meilleurs résultats au niveau qualitatif.

Les principaux cépages blancs :

  • Geisenheim : Cépage d’origine allemande. Donne des vins fruités, légers et aromatiques. Généralement vinifiés en demi-sec.
  • New York Muscat : Rien à voir avec le Muscat malgré son nom. Donne des vins fruités et légers.
  • St-Pépin : Cépage caractérisé par des arômes de pomme. Vif et fruité. Il possède des similitudes organoleptiques avec le Riesling.
  • Seyval blanc : Donne des vins plutôt légers, fruités et vifs. On l’assemble souvent avec le Vidal pour obtenir plus de caractère.
  • Vidal : Le Cépage le mieux adapté au terroir du Québec. Cépage par excellence des vins de glace. Il aurait été développé à partir de l’Ugni-blanc. Il a une peau épaisse qui le protège du froid. Donne des vins très aromatiques, ayant du caractère.

Les principaux cépages rouges :

  • Baco noir : Donne des vins de caractère, souvent acides. On l’assemble généralement avec du Maréchal Foch, un cépage plus souple.
  • De Chaunac : Cépage productif donnant des vins aux notes herbacées souvent acides et durs.
  • Maréchal Foch : Le cépage rouge par excellence pour le climat québécois. Donne des vins souples, souvent sans grande personnalité. Peut donner des vins sympathiques à l’occasion lorsqu’il est bien vinifié. On l’assemble souvent avec du Baco noir pour aller chercher plus de caractère.
  • Sainte-Croix : Cépage donnant des vins assez neutres et légers. À noter que la pulpe est très foncée ce qui a pour effet de donner beaucoup de couleur aux vins.

Une région par excellence : Brome-Missisquoi

Plusieurs régions québécoises produisent des vins de qualité fort acceptable, mais une région se distingue des autres à cause de la typicité de son terroir ainsi que de ses multiples microclimats propices à la culture de la vigne et il s’agit de la région de Brome-Missisquoi. C’est aussi là qu’on retrouve la plus grande concentration de viticulteurs de qualité de la belle province. À elle seule, la région produit plus de la moitié de la production totale québécoise. Brome-Missisquoi englobe une partie de la Montérégie et des Cantons de l’Est.

Parmi les bons viticulteurs de la région, il faut souligner le vignoble de l’Orpailleur à Dunham, propriété sous la responsabilité de Charles-Henri de Coussergues. C’est Gilles Vigneault qui baptisa ainsi le vignoble de l’Orpailleur qui compara les vignerons québécois à des chercheurs d’or. Ce vignoble n’a presque plus besoin de présentation. Il fut un des pionniers de la viticulture québécoise. Les installations sont très jolies et accueillantes et en plus on y retrouve un instructif économusée sur le vin. Le Vidal fût de chêne du vignoble de l’Orpailleur est très bien fait, souple, frais et fruité. On y élabore également plusieurs autres vins de qualité très appréciables comme un vin gris à base de Geisenheim. Très savoureux ce vin est idéal comme apéritif. Un autre produit original du vignoble se nomme La part des anges (100 % Seyval blanc), un vin muté qui a séjourné six ans à l’extérieur dans des touries de verre, bravant les froids de l’hiver autant que les grandes canicules estivales. Ça donne un vin complexe qui dégage des parfums de fruits confits et de noisette. Il est excellent avec des fromages. Leur vin de glace élaboré avec 100 % de Vidal, gagnant de plusieurs concours, n’a plus besoin de présentation.

Un autre vignoble de Dunham qui travaille très bien est le Domaine des Côtes d’Ardoises, le premier vignoble à avoir vu le jour au Québec en 1980. Le Seyval Carte d’or est une valeur sûre et le Côtes d’Ardoises rouge, un assemblage de Gamay noir, Maréchal Foch et de Lucy Kuhlmann, est un très beau vin souple, juteux avec des arômes de confiture de fraises.

Mon coup de cœur de la région va au Domaine Les Pervenches qui élabore des vins droits, faits avec soin et beaucoup de savoir-faire, et ce, dans un contexte artisanal, un détail non négligeable qui s’ajoute au charme du vignoble. Le vignoble est la propriété de deux passionnés de la viticulture, Véronique Hupin et Michael Marler, ce dernier étant le vinificateur du Domaine. Le Chardonnay/Seyval, seul vin composé majoritairement de Chardonnay présentement sur le territoire québécois, est selon moi, le meilleur vin sec de la province. Le vin a bénéficié d’un élevage en barrique de chêne français et américain et a subi des bâtonnages fréquents. C’est un beau vin suave, élégant et complexe, avec de beaux arômes briochés, de beurre frais, de noisette et de pomme verte. Le millésime 2004 est encore un peu vif, mais quelques années en cave lui permettront de s’adoucir en plus de gagner en complexité. La cuvée de Montmollin (85 % de Maréchal Foch et 15 % de Seyval noir) est un beau vin rouge structuré, avec des tannins fondus. Le Solinou (65 % de Frontenac, 25 % de Chaunac et 10 % de Chardonnay) est un vin rouge festif, agréable et fruité, marqué par des saveurs de petits fruits des champs. Fait intéressant, une partie du vignoble se tourne vers la viticulture biologique et devrait recevoir sa certification sous peu. À noter cependant que les vins du vignoble ne sont disponibles que sur place et dans certains restaurants seulement.

Le Vignoble du Marathonien est situé tout près de la frontière américaine à Havelock en Montérégie. Souvent primé dans les concours mondiaux en particulier pour son vin de glace issu à 100 % de Vidal, le vignoble offre une belle gamme de produits de très haute qualité. Fait à souligner : ils produisent, lorsque le nombre de degrés/jours d’ensoleillement est suffisant, un vin nommé « vinifera rouge» élaboré à base de Merlot et de Cabernet Franc. Ce vin expérimental est offert en quantité limitée et en format de 375 ml seulement.

Le Domaine du Ridge à Bedford est également un vignoble qui élabore des vins de très haute qualité. Il est la propriété de celui qui fut très longtemps député fédéral du comté de Brome-Missisquoi, monsieur Denis Paradis. J’ai un faible pour le Vent d’Ouest, un vin à base de Seyval et aussi pour le Champs de Florence, un rosé bien fait et très agréable. Le Vent d’Ouest 2005 est encore un peu trop vif, voire nerveux, comme le sont plusieurs vins québécois, mais un vieillissement de quelques années lui permettra de corriger cette petite faiblesse. J’en profite ici pour ouvrir une parenthèse. Une des caractéristiques principales des vins blancs du terroir d’ici concerne la grande nervosité de ceux-ci. On vante souvent leur côté fruité et on fait leur promotion en mettant en évidence ce trait de caractère en évoquant qu’il faille les boire jeunes et à mon avis c’est une erreur de penser ainsi. Le taux d’acidité élevé des vins québécois leur confère justement un potentiel de vieillissement qui leur permettra de traverser le temps et également de gagner en complexité, ce qui n’est pas à dédaigner. Je ne parle pas de dix à quinze ans, mais quelque chose aux alentours de trois à cinq ans. Nous avons fait l’expérience au restaurant de l’Auberge Quilliams, où je travaille, avec un Vent d’Ouest 2003 du Domaine du Ridge que nous avions « oublié » dans la cave et nous l’avons comparé au même produit, mais dans un millésime plus récent (2005) et le résultat fut incomparable. Le vin avait gagné en complexité de façon très significative et le niveau d’acidité était passé de nerveux à vif.

Le Domaine les Brome est un vignoble récent qui donne déjà dans sa prime jeunesse des signes très prometteurs. Le propriétaire du vignoble, monsieur Léon Courville, grand amateur de vin et ancien Président de la Banque Nationale du Canada y a investi des sommes colossales et fait installer son chai dans une ancienne érablière qu’il a équipée de cuves en inox carrées haut de gamme afin de devenir un chef de file dans son domaine. Le Vidal Réserve du Domaine les Brome est un vin qui peut s’apprécier dès maintenant. C’est un très beau Vidal, complexe, avec beaucoup de fruit (agrumes et figues), des notes d’épices et des arômes foxés en plus de détenir un côté minéral très plaisant. La Cuvée Charlotte (assemblage de Seyval à 80 %, de Geisenheim à 15 % et de Chardonnay à 5 %) est un beau vin d’apéritif qui peut aussi accompagner des plats de fruits de mer comme un ceviche de pétoncles par exemple ou un poulet à la lime. Le St-Pépin 2005 est un vin de garde possédant de grandes qualités organoleptiques. Il offre un bouquet complexe d’agrumes, d’ananas et de fleurs blanches mais sa nervosité me fait hésiter à le boire tout de suite. Je crois que ce vin pourrait s’avérer dans quelques années un des joyaux de la viticulture québécoise. Les rouges du Domaine les Brome offrent aussi un beau potentiel. En tout cas, ils ont la qualité de ne laisser personne indifférent. Ce sont des vins qui pour la plupart offrent beaucoup de caractère mais ils sont tous à mon avis encore trop jeunes et un peu durs pour être consommés maintenant, mais dans quelques années, quand ils seront prêts à boire, je crois qu’ils seront très intéressants.

D’autres vignobles de la région offrent également des produits dignes de ce nom. Parmi les plus importants et les plus sérieux soulignons le vignoble La Mission à Brigham, La Bauge également à Brigham et les Blancs Côteaux à Dunham.

Les autres vignobles québécois

Il n’y a pas que dans la région de Brome-Missisquoi qu’on fait du bon vin, ailleurs aussi on fait de bien belles choses. Le vignoble de la Rivière du Chêne est un des beaux joyaux de la rive nord. Situé à St-Eustache, le vignoble serait en superficie le plus grand du Québec. On y élabore une gamme étendue de produits de qualité. À souligner la Cuvée Williams, rouge à base de Maréchal Foch et de Baco noir qui est un vin léger, bien fait, avec une touche d’épices et de bois et aussi le Blanc du même nom (Vandal Cliche, St-Pépin et Kay Gray) qui est également une belle réussite. C’est un vin fruité à souhait, vif et croquant.

Un autre vignoble intéressant situé au nord du Saint-Laurent est le Domaine de l’Île Ronde à Saint-Sulpice. Fait intéressant : situé sur une île qui fait face à la ville de Saint-Sulpice, le vignoble n’est accessible que par bateau.

Sur l’Île de Bacchus, ou si vous préférez l’Île d’Orléans, on trouve un très beau vignoble qui vaut le détour, surtout pour le paysage, mais aussi pour les vins, le Vignoble de Sainte-Pétronille. Également sur l’Île d’Orléans, on retrouve le vignoble Isle de Bacchus.

Pour plus d’information sur les vignobles faisant partie de l’association des vignerons du Québec cliquez sur le lien suivant : http://www.vignerons-du-quebec.com

Pas seulement que des raisins

En plus de produire des vins originaux et intéressants on élabore aussi des produits à base de fruits comme la pomme, le cassis, la fraise, la petite poire, etc. et aussi à base de miel (hydromel). Certains d’entre eux se distinguent dans leur domaine respectif. Il faudra toutefois que les producteurs d’ici cessent d’appeler leurs produits « vin de fraise » ou « porto de cassis » ou encore « brandy de pomme » s’ils veulent qu’on les prenne au sérieux. Parmi les produits intéressants, il y a la crème de cassis de l’Île d’Orléans qui n’a rien à envier à celle de Bourgogne. Celle de l’Île ensorceleuse se distingue des autres par sa finesse. Les producteurs de cidre aussi font des prouesses extraordinaires. Les cidres de glace font leur petit bonhomme de chemin et on les retrouve de plus en plus sur les tables des grands restaurants. En plus d’être le compagnon idéal d’une tarte Tatin et autres desserts à base de pommes, le cidre de glace fait un tabac auprès de la clientèle lorsqu’il est accordé avec un foie gras poêlé. Le domaine Pinnacle à Frelighsburg, la Face cachée de la pomme à Hemmingford et la cidrerie Michel Jodoin à Rougemont se distinguent des autres. Sans oublier certains mousseux de pomme qui se raffinent de plus en plus. La cidrerie Michel Jodoin élabore un mousseux rosé très bien fait, mais j’ai un faible pour celui du Domaine Leduc-Piedimonte, de la même région, qui élabore le meilleur mousseux de pomme que j’ai goûté à ce jour. Un véritable mousseux élaboré selon la méthode traditionnelle (seconde fermentation en bouteille). Un mousseux de pomme fin et subtil, avec des bulles délicates et un côté minéral très charmant et surtout sans ce goût déplaisant de pommes fermentées qu’on retrouve trop souvent dans les produits issus de la pomiculture. La cidrerie du Minot à Hemmingford élabore également des produits fort acceptables. La cidrerie Michel Jodoin est une des seules à posséder un permis de distillation et elle élabore plusieurs produits issus de distillats de pomme. Parmi ces produits il y a le Calijo, anciennement appelé Calvabec en référence avec le Calvados normand, et aussi la fine Caroline, une très jolie mistelle issue d’un assemblage d’eau-de-vie de pomme et de jus de pomme.

En conclusion :

Il y aurait tant à dire sur les vignobles et les produits du terroir d’ici, mais il faut savoir s’arrêter. J’aimerais terminer cette chronique en disant qu’en tant que sommeliers québécois nous avons une responsabilité, comme ceux de la Bourgogne ou de n’importe où ailleurs dans le monde, et c’est de faire la promotion de nos produits locaux. Il ne faut surtout pas être gêné de proposer des produits de notre terroir. Quand c’est bon et que c’est bien fait, il faut le dire. Le terroir québécois est jeune et il y a beaucoup à faire. Mais il y a des gens qui travaillent fort et qui évoluent dans la bonne direction, celle de la qualité.


Haut de page


Pour accéder aux publications précédentes, cliquez ici.    Pour voir mes plus récents livres en librairie, cliquez ici.

Jean-Louis Doucet
Votre cyber-sommelier



© Tous droits réservés / All rights reserved        lecyber-sommelier.com