La chronique vinicole

Salon des vins de la Bourgogne

Pas question pour moi de passer à côté d’un événement comme celui du salon des vins de la Bourgogne. Grand amateur de la Bourgogne et par extension des Pinot-noir et Chardonnay, je me devais d’y être. La Bourgogne est une région fascinante, tout en contrastes. D’une simplicité déconcertante si l’on s’en tient à son encépagement, mais à la fois d’une complexité inégalée quand on analyse les caractéristiques particulières à chacun de ses terroirs qu’on appelle des climats. Pouvoir goûter la différence en seulement quelques heures entre les Chardonnay tout en fruit, les Chablis versus les Meursault briochés, beurrés et vanillés, les Corton-Charlemagne expressifs, amples, fins et complexes ou encore le Criots-Bâtard-Montrachet aux arômes de beurre frais et d’amandes, c’est quelque chose de très formateur. Même chose pour les Pinot-noir. On comprend mieux la notion de terroir en faisant le tour des appellations une à une, même si tous les producteurs ne travaillent pas de la même façon et avec la même rigueur, il est clair que certaines parcelles permettent aux différents cépages de s’exprimer différemment, et cette différence est palpable. J’aimerais, avant de commencer à vous donner les détails de la dégustation, souligner l’accueil des bourguignons qui étaient sur place. Elles et ils ont fait honneur à la réputation de la région. À noter que dans deux semaines, je vous parlerai d’une dégustation qui a suivi celle-ci et qui se tenait au restaurant Globe où étaient à l’honneur les produits du Domaine Jean-René Nudant et de François Lamarche (La Grande Rue, entre autres). Un moment inoubliable qui m’a transporté et donné de très gros frissons.

Je dois dire que nous ne nous sommes pas arrêtés à toutes les tables, c’aurait été une tâche impossible, mais à celles que nous avons visitées, nous nous sommes appliqués à bien analyser chacun des vins dégustés. Voici donc un compte rendu de cet événement tel que je l’ai vécu en compagnie de mes confrères sommeliers de l’Auberge Quilliams, Sylvain Labrie et Benjamin Bureau.

À notre premier arrêt, nous nous sommes attardés aux vins du Domaine Roger Belland (agent : Balthazard). Ce producteur nous a présenté cinq vins issus du millésime 2005. Tous trop jeunes bien entendu, mais le potentiel du millésime est facilement palpable. Le Santenay Comme-Dessus blanc, sans me transporter, m’a donné un avant-goût de ce qui allait suivre. Même dans sa prime jeunesse, ce vin de couleur jaune pâle dégage des parfums de brioche au caramel et aux noix et laisse une belle place au fruit, à la pomme surtout. Ample et réussi, ce vin de longueur moyenne se termine sur des arômes de vanille et de caramel. Le Chassagne-Montrachet 1er cru Clos Pitois Morgeot n’était pas très différent de celui qui l’a précédé sauf peut-être un côté boisé plus présent et une couleur plus soutenue. Le Criots-Bâtard-Montrachet fut certainement le meilleur des trois blancs dégustés. Au nez, on dénote une minéralité que les deux précédents n’avaient pas. Le bois est présent, mais sans excès et les notes de pomme verte côtoient les odeurs de beurre frais et de brioche. J’ai été séduit par son côté croquant et sa longueur en bouche. À revoir dans trois ou quatre ans. En rouge, le Santenay 1er cru Commes promettait de belles choses au nez avec des parfums de sous-bois côtoyant les notes de fraise des champs, mais en bouche, la trop grande jeunesse du vin ne m’a pas donné beaucoup de plaisir. Par contre, le Chassagne-Montrachet 1er cru Clos Pitois Morgeot m’a vraiment plu. La robe est rubis et d’une belle profondeur. Le nez est expressif avec des notes de cannelle, de cuir et de pain d’épices. Les tannins sont serrés, mais agréables. La finale nous laisse sur des arômes de cuir et de griottes. Ce dernier est offert à 37 $ en importation privée et il représente un excellent rapport qualité-prix.

Ensuite nous nous sommes arrêtés aux Blasons de Bourgogne (Cave coopérative. Agent : Importation Épicurienne RA Fortin / A.O.C. & Cie Châteaux et Domaines). Les vins qu’on y proposait étaient en général assez simples et de facture classique. J’ai tout de même apprécié le Crémant de Bourgogne fait à base de Pinot-blanc et de Gamay. Un mousseux simple et fruité, sans prétention. Le Mâcon-Villages 2005 m’est apparu très frais, marqué par des arômes de pomme verte. À 15,40 $ c’est un bon rapport qualité-prix. En ce qui concerne le Saint-Véran Les Plantés 2005 (disponible juin 2007), je l’ai trouvé représentatif de son appellation, c’est-à-dire nez discret marqué par la pomme verte, frais en bouche avec des arômes de pomme poire. Le Bourgogne Hautes-Côtes de Beaune 2005 m’a semblé un peu trop vert pour vraiment l’apprécier. Ça s’est amélioré avec le Santenay 1er cru, mais sans me transporter. Le Volnay 2002 (rouge), le millésime aidant, était nettement le meilleur du lot. À l’œil, la robe est rubis avec des reflets violacés. Au nez, les notes de pain d’épices côtoient les parfums de petits fruits rouges et de caramel. La bouche est ample, les tannins sont jeunes, mais agréables et la finale est longue.

Un petit arrêt ensuite à un des plus connus des producteurs bourguignons, Bouchard père et fils (Agent : Sylvestre Frères). J’y ai déniché mon premier coup de cœur du salon. Le premier vin dégusté fut le Beaune du Château 2003 blanc. Typé avec des arômes de pomme et de vanille, mais rien de bien surprenant et un peu cher à 38,25 $. Le Meursault 2004 (millésime difficile) m’est apparu correct et typé. La robe est jaune paille, le nez est aromatique avec des notes minérales, de caramel, de vanille sur un boisé discret. La bouche est fraîche, marquée par la pomme et la vanille. La finale m’est apparue un peu courte pour un vin de ce prix (49,25 $). En rouge, le Beaune du Château 2003 offert au même prix que le blanc de la même appellation a démontré de belles qualités. La robe est sombre et profonde. Au nez, les odeurs de fraise des champs s’associent aux notes de cuir et de prune. Le fruit domine la bouche et la finale nous laisse des arômes plaisants de cuir et de vanille. Bien fait. Cependant mon coup de cœur à cette table est venu du premier vin de l’appellation Gevrey-Chambertin (2002) que j’ai goûté à ce salon. Très typé, ce rouge gourmand à la robe grenat offre au nez un bouquet varié de fraise, de framboise, de champignon sauvage et de sous-bois. La bouche est ample, riche et les tannins sont présents, mais souples. La finale très longue est marquée par la fraise. Cette belle réussite vaut aisément les 45,25 $ qu’on demande pour ce vin.

À la table du Domaine du Château de Sully, tous les vins offerts étaient issus du sublime millésime 2002 (Pas encore représentés ni distribués sur le marché québécois). Les deux premiers vins offraient des caractéristiques très similaires à quelques nuances près, ce qui ne veut pas dire qu’ils étaient mauvais. Le Puligny-Montrachet Les Houillères à la robe d’un jaune clair, offrait un bouquet très agréable de pomme verte, de bonbon anglais avec des notes minérales et de fumée. La bouche était ample, fraîche, enveloppante et grasse, avec des arômes de beurre frais, de caramel et d’une bonne longueur en bouche. Le Puligny-Montrachet 1er cru La Garenne, mis à part une robe légèrement plus foncée était comme je l’ai dit plus tôt, très semblable à celui qui l’a précédé. Plus complexe, le Chassagne-Montrachet 1er cru Abbaye de Morgeot (blanc) fut un de mes coups de cœur du salon. La robe était d’un joli jaune paille et le nez très aromatique offrait d’agréables parfums de miel, de cire d’abeille, de pomme, de caramel écossais sur un fond joliment boisé. La bouche était enveloppante, croquante à souhait et les notes de pomme fraîche et de beurre emplissaient le palais. J’ai été moins impressionné par les deux rouges offerts, le Chassagne-Montrachet 1er cru Abbaye de Morgeot Marquis de Mac Mahon et le Bourgogne Les Champans Marquis de Mac Mahon.

Les vins du Domaine des Châteaux de Meursault et Marsannay étaient corrects, bien faits, mais sans plus. Le meilleur des cinq vins dégustés fut le Meursault 1er cru Château de Meursault 2001. Mais j’ai trouvé que le bois très présent masquait le fruit. Pour ceux qui aiment les vins boisés quoi, sinon il y a mieux.

Rendus à la maison Joseph Drouhin (Agent : Philippe Dandurand inc.) nous avons été quelque peu déçus de constater qu’il ne restait plus de Clos des Mouches, ni en blanc ni en rouge. Ces vins, surtout le blanc, avaient été l’un de mes coups de cœur du dernier salon. Ce sera pour une autre fois. En rouge, le Chorey-lès-Baune 2005 était correct, quoiqu’un peu mince. Le Rully 2005 (blanc) offert autour de 27,00 $ offre un bon rapport qualité-prix. Même en prime jeunesse, il offre un joli bouquet de pomme, de caramel et de sous-bois. Il est encore jeune, comme sa vivacité l’a démontré, mais son potentiel de vieillissement est indéniable. Les arômes de pomme verte et de caramel se révèlent en bouche de manière succulente.

Ici, je vous parlerai de mon plus gros coup de cœur du salon, pour l’ensemble des produits offerts, peut-être à égalité avec un autre que je vous décrirai plus loin. Il s’agit du Domaine Dubreuil-Fontaine. En premier lieu, nous avons dégusté le Pernand-Vergelesses 1er cru Clos Berthet 2004. J’étais sur mes gardes à cause du millésime, mais quand un producteur travaille fort, on s’en rend compte. Ce vin d’une robe paille offre au nez des arômes typiques de caramel, de pomme et de vanille avec une touche de minéralité. En bouche, les arômes détectés au nez se révèlent et la finale s’étire sur plusieurs caudalies. Du même millésime, le Corton-Charlemagne (actuellement offert à 82,00 $ pour le 2001) m’est apparu très bien réussi. La robe est jaune paille. Le nez dégage des parfums de pain grillé, de vanille avec un boisé discret. La bouche est vive, ample et les arômes de vanille enveloppent le palais. Un bel exemple d’équilibre et de souplesse. La finale est longue et soutenue. Il s’apprécie maintenant, mais à revoir dans quelques années. En rouge, le Pernand-Vergelesses 2003 fut un bon vin simple, aromatique et fruité (fraise). Également en rouge, le Savigny 1er cru Les Vergelesses 2003 a démontré des qualités très caractéristiques du millésime de chaleur dont il est issu. La robe est d’un beau rouge rubis avec une bonne profondeur. Le nez est plein de fruits confits, comme la fraise des champs, la framboise avec en plus des odeurs de cuir. La bouche est savoureuse, gourmande, tout en fruit avec une finale sur des arômes de cuir. Les tannins sont présents, mais souples. Nous avons terminé cette dégustation avec, en rouge, un Corton-Bressandes Grand cru 2004. La robe, d’un beau grenat, est typiquement Pinot-noir. Le nez est expressif et aromatique avec des parfums de sous-bois, de fraise, de pain d’épices et de cuir. La bouche est ample, soutenue, avec des notes de fraise, de framboise et de cuir. La finale est très longue et savoureuse. Un vin très réussi surtout compte tenu du millésime difficile dont il est issu (problèmes de mildiou entre autres choses).

Le producteur chablisien William Fèvre (Agent : Sylvestre Frères) nous a offert cinq produits, tous présents sur les tablettes de la SAQ. Le Chablis Champs Royaux 2005 (22,60 $) est un bon Chablis de facture classique, vif, avec des arômes de pomme verte. Le Chablis les Vaillons 2005 (35,50 $) est un vin plus complexe que celui dégusté précédemment. La robe est pâle. Le nez dévoile des parfums de pomme, de vanille, avec un côté minéral bien présent. La bouche est croquante et les arômes détectés au nez se dévoilent. Le vin gagnera à vieillir quelques années. Le Chablis Fourchaume 2005 offert au même prix que les Vaillons m’a semblé un peu trop vert pour être apprécié à sa juste valeur. Avec le Chablis Grand cru Bougros 2001 (36,25 $) on a monté de plusieurs crans en termes de complexité aromatique et de qualité. La robe est d’un beau jaune doré. Au nez, on détecte des parfums de truffe blanche, de sous-bois, de beurre frais et de vanille, avec une touche de minéralité. En bouche, le vin est ample, frais, rond et enrobé. La fin de bouche est marquée par la vanille et les amandes. Pour 0,75 $ de plus que les deux précédents, c’est un achat à privilégier. En terminant, nous avons goûté au Chablis Grand cru Les Clos 2001 (44,00 $). Très semblable au précédent, mais en plus aromatique.

La dégustation s’est poursuivie avec les produits du Domaine AF Gros et François Parent (Agent : La Céleste Levure). Je ne sais pas pourquoi, mais tous les vins servis à cette table (tous des Pinot-noir) m’ont semblé deux ou trois degrés trop chauds. J’ai donc eu du mal à les apprécier à leur juste valeur. Toujours est-il que pour débuter, nous avons goûté au Bourgogne Hautes-Côtes de Nuits Domaine AF Gros 2004. C’est un vin charmeur, plein de fruits (cerise noire et fraise) et ample. Le Monthélie 1er cru Les Champs Fulliots de François Parent 2004 est également très charmeur avec des notes de fruits confits surtout marquées par la cerise noire macérée dans l’alcool, avec en plus des arômes de sous-bois. Nous avons continué la dégustation avec le Savigny-Lès-Beaune 1er cru Clos des Guettes Domaine AF Gros 2002. Plus complexe et plus long en bouche que ceux qui l’ont précédé, les parfums de fraise et de sous-bois dominaient autant le nez que le palais. La fin de bouche fut marquée par le cuir. En terminant, nous avons goûté au Pommard 1er cru Les Rugières de François Parent 2002. Nettement le meilleur du lot, ce Pommard à la robe rubis foncé nous a offert un beau bouquet de fruits cuits, de cuir et de sous-bois. En bouche, l’alcool est très présent (peut-être dû à la température de service), les tannins sont fermes et la finale d’une bonne longueur est marquée par les fruits confits, le kirsch et le cuir. J’aimerais revoir ce vin n’importe quand, mais à une température avoisinant les quinze ou seize degrés et non à dix-neuf ou vingt.

Je vous parlerai maintenant de ce que, unanimement nous avons qualifié de meilleure table à cette dégustation soit celle du Domaine Antonin Guyon (Agent : Le Maître de Chais). Les vins, d‘une droiture exemplaire, avaient tous de la personnalité, chose qu’on souhaite lorsqu’on déguste la Bourgogne. Nous avons débuté avec le Pernand-Vergelesses 1er cru Sous Frétille 2004 blanc. Peut-être le plus simple des cinq vins qu’on nous a présenté, il offrait néanmoins de très belles qualités. À l’œil, la robe est jaune paille. Le nez est marqué par des parfums de pain grillé et d’amandes sur fond boisé. En bouche, les arômes de pain grillé, de fumée et d’amande fraîche se dévoilent et la finale est de longueur moyenne. Le Bourgogne Hautes-Côtes de Nuits Les Dames de Vergy 2003 est un vin bien fait et charmeur. La robe est rubis assez foncée. Le nez est marqué par des parfums de kirsch et de cuir. La bouche est savoureuse et fraîche alors que les arômes détectés au nez se dévoilent davantage. Un bon vin bien fait. Le vin que j’ai le plus apprécié est le Gevrey-Chambertin 2003. Il faut dire que je suis d’avance assez vendu à l’appellation. Ce vin issu de l’atypique millésime 2003 est riche et friand sans être racoleur. La robe est rubis. Le nez dévoile des parfums de sous-bois, de pain d’épices, de confiture de fraise et de framboise avec des notes légèrement fumées. En bouche, l’attaque est un peu ferme, les tannins sont bien là et les arômes précédemment décrits sont mis en valeur. La finale est très longue et tout en saveur. Nous avons ensuite goûté au Chambolle-Musygny Clos du Village 2003. C’est un beau vin à la robe rubis intense, typiquement Côte-de-Nuits. Le nez dévoile des notes d’épices, de cuir, de sous-bois et de cerises macérées dans l’alcool. En bouche, il est savoureux, les tannins sont serrés, il est riche en alcool et d’une bonne longueur. Pour finir nous avons eu droit au Aloxe-Corton 1er cru Les Fournières 2003. Ce vin, comme les trois qui l’ont précédé est issu de l’atypique millésime de chaleur qu’est le 2003. J’en parle parce que, en ce qui concerne la Bourgogne, j’ai souvent eu une mauvaise opinion de ce millésime qui a donné des vins concentrés, mais souvent un peu lourds comparativement aux millésimes classiques qui fournissent généralement des vins délicats et nuancés. Mais, comme c’est souvent le cas, le travail et le savoir-faire des hommes et des femmes qui oeuvrent dans les champs et les chais sont la partie la plus importante de l’équation. Nous avons donc eu affaire à un beau vin à la robe rubis foncé, très aromatique au nez avec des parfums de fraise, de cuir et de framboise. La bouche fut des plus savoureuse avec des arômes intenses de framboise, de kirsch et de fraise sur une finale animale.

À la prochaine table à nous accueillir on retrouvait les produits de la Maison Louis Latour et de la Maison Simonnet-Febvre (Agent : Maxxium Canada). Pour débuter, nous avons dégusté le Chablis Maison Simonnet-Febvre 2005. Le vin m’est apparu simple, d’une belle fraîcheur avec des arômes de pomme verte. Le Chablis 1er cru Mont de Milieu 2005 de la même maison fut intéressant et offrait une palette aromatique plus grande que le précédent et une bouche savoureuse et croustillante, mais j’avoue être resté un peu sur ma faim. Avec le Chablis Grand cru Les Clos 2005, aussi de la Maison Simonnet-Febvre, nous avons eu affaire à un vin structuré, muni d’une robe jaune paille d’une belle brillance. Le nez dévoilait des notes de caramel anglais, de bois, avec une touche minérale bien définie. La bouche grasse, enveloppante et texturée et d’une belle fraîcheur, dévoilait des arômes de vanille, de pomme et de caramel. De loin, le meilleur des trois. Ensuite, de la Maison Louis Latour, nous avons dégusté le Corton-Charlemagne 2004. Un très beau vin issu d’une grande appellation. La robe est jaune paille avec des reflets verts. Le nez dévoile de beaux parfums d’amande grillée, de brioche, de pain grillé et de truffe blanche. Ample, vif et long en bouche, le vin nous laisse sur des arômes très savoureux de brioche à la vanille française.

Je ne vous parlerai pas dans cette chronique des vins du Domaine Jean-René Nudant (Agent : Bénédictus) puisque la prochaine chronique portera sur un événement qui s’est déroulé plus tard dans la même journée au restaurant le Globe, où nous avons entre autres dégusté les produits de ce Domaine et aussi ceux du Domaine François Lamarche.

D’autres vins ont été dégustés cette journée-là, mais je m’en suis tenu à l’essentiel. À noter tout de même, le Gevrey-Chambertin 1er cru Bel Air 2001 et le Charmes-Chambertin 2000 du Domaine Taupenot-Merme (Agent : Univin). Deux beaux vins très réussis et équilibrés. J’ai eu un coup de cœur pour le deuxième surtout. C’est un vin savoureux, très typé avec des arômes de fraise, de framboise et de sous-bois. Très ample en bouche, avec une belle trame tannique et très long. Le Domaine Roux Père & Fils (pas encore représenté au Québec) nous a offert de beaux produits également avec le Saint-Aubin 1er cru Les Cortons 2005 (blanc). Bien qu’encore jeune, le nez est très expressif avec des parfums de pomme, de vanille et de caramel. Frais en bouche, ample et rond, le vin nous laisse sur des arômes judicieusement boisés et la finale s’étire et s’étire encore. Le Meursault 2005 de la même maison fut tout aussi charmant. Très typé, ce vin d’une couleur jaune paille avec des reflets verts, dévoile des parfums de pomme, de brioche à la vanille et de beurre frais. Rond en bouche, gras et structuré, ce joli vin d’une longueur soutenue nous laisse sur des arômes briochés.

Somme toute, cette édition fut des plus réussie et elle nous a permis de vérifier à quel point les vins issus du millésime 2002 sont savoureux et commencent à être prêts à boire. Nous avons aussi pu constater que le millésime 2003 offre de très belles choses, des vins différents, plus concentrés qu’à l’habitude, mais souvent très savoureux. En ce qui concerne le 2004, il faut être prudent et y aller avec les producteurs les plus sérieux. Pour ce qui est du 2005, malgré la jeunesse des vins nous avons été en mesure de vérifier que les vins qui en sont issus sont généralement des modèles d’équilibre et d’une très grande qualité.

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Jean-Louis Doucet
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